FARDC, les braves oubliés

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Quand nous pensons aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo, ce qui nous vient à l’esprit c’est sûrement les qualificatifs négatifs. Je n’en disconviens pas, car nos militaires n’ont pas une assez bonne réputation. Mais est-ce qu’il nous est dejà arrivé de penser aux raisons qui font qu’ils réagissent et se comportent de la sorte ?
Pour ceux qui vivent à Bukavu, au Sud Kivu, avez-vous dejà visité le camp Saio afin de voir les conditions dans lesquelles ces gens qui sont supposés assurer notre protection vivent ? La première fois que j’avais visité ce camp c’était il y a de cela dix ans lorsque je faisais mon stage en Santé publique.
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La pauvreté dans laquelle nos militaires vivaient m’avait laissée sans mot. Je m’étais en même temps sentie impuissante face à cette situation. À ce misère vient s’ajouter les traumatismes dont ils sont souvent victimes ainsi que les situations stressantes dans lesquelles ils travaillent.
La seule fois où nous compatissons avec eux c’est lors des périodes des guerres qui menacent directement notre survie; quand nous sommes par exemple attaqués par des groupes rebelles. Je l’ai vu en Novembre de l’an passé lors de derniers troubles à Bukavu ! Nous étions tous cloîtrés dans nos maisons pendant qu’eux se battaient contre l’ennemi. Nous avons été fières d’eux juste parce que nous les avons vus combattre pour notre sécurité. Mais après cela ? Avons-nous encore eu le temps de penser à eux ? Ou nous les avons juste classés dans les oubliettes comme tel a toujours été le cas.
Un incident s’est passé ce mercredi 3 Octobre à Namoya dans la province de Maniema : Un homme armé membre des FARDC qualifié de mentalement instable depuis un certain temps a perdu le contrôle et s’est mis à tirer en désordre jusqu’à faire paniquer les travailleurs du camp minier qu’il était sensé protéger. Selon les sources présentes sur place, ses camarades n’ont pas pu le contrôler. Ce qui a poussé ses supérieurs a prendre la décision de l’exécuter car il présentait un sérieux ménace à la vie de beaucoup de gens. Ma question est celle-ci : Est-ce que c’était ça la solution idéale à ce problème? Si ce militaire se comportait dejà d’une façon inquiètante, pourquoi ne lui ont-ils pas imposé un temps de repos ? Pourquoi ne lui ont-ils pas conduit chez un professionnel de santé mentale ou tout simplement au centre de santé SOSAME (qui est un centre psychiatrique se trouvant à Bukavu) ?. Beaucoup de gens diront que c’était le moyen idéal de régler ce problème car ce militaire mettait la vie de beaucoup de gens en danger. Ma préocupation est de savoir pourquoi n’a-t-il pas été considéré comme une ménace depuis bien avant ? Il fallait qu’il se sert de son arme pour que les gens prennent au sérieux sa souffrance psychologique. Ce qui est commun dans la vie des personnes vivant avec des troubles mentaux est qu’on attend toujours que la personne arrive à un point de non retour pour que l’on commence à s’inquièter pour lui et que l’on puisse envisager de chercher la solution à son problème.
Ça fait plus de deux décenies que l’Est de la République Démocratique du Congo est plongé dans des conflits armés sanglants dans lesquels les militaires congolais sont directement affectés car ce sont eux qui sont toujours obligés de se trouver sur la ligne des tires, face à l’énemi. Toute fois, ils récoivent un maigre somme d’argent
comme salaire.
Une étude méné par Hecker et compagnies dans le Journal Européen de la Psychotrautologie en 2013 montre que les membres des FARDC sont exposés journalièrement à la violence. Leurs cerveaux se sont dejà adaptés aux éléments stressants ainsi qu’aux dangers fréquement présents dans leurs vies. Ceci entraîne qu’ils accordent une priorité à la voie sensible au stress. Cette voie permet à un individu de réagir par l’agression ou par la fuite. Elle peut également donner naissance à différents troubles mentaux. Cette exposition continue à un lourd stress peut produire le sydrome de stress post traumatique, l’anxiété, la dépression et l’abus des substances. Par conséquent, la réaction de ce militaire n’est pas un cas isolé. Ils sont nombreux dans l’armée congolaise à exhiber les signes de ces troubles mentaux et ne récoivent de prise en charge psychologique.
Je ne pense pas que le fait de le tuer règlerait ce grand problème qui existe dejà au sein de notre armée. Vont-ils éliminer tous ses camarades qui souffrent des conditions mentales similaires aux siennes ?
Cette situation devient de plus en plus alarmante et mérite d’être proprement adressée. L’histoire de ce militaire ainsi que celle de ses semblables importe beaucoup et mérite d’être racontée afin qu’il y ait une solution à ce problème. Que son âme repose en paix.

L’auto-prise en charge

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Aujourd’hui c’est la 25 ième journée du mois de la prévention du SUICIDE. Comme je l’avais souligné dans le précedent article, la dépression est parmi les causes principales du suicide. Nous vivons dans un monde où la société prône le perfectionisme. Le monde exerce une très grande pression sur nous que l’on arrive pas à supporter. Personne ne veut montrer ses failles ni  parler de ses échecs. On fournit beaucoup d’effort pour que les gens qui nous entourent ne remarquent pas nos défauts et faiblesses. Tout le monde veut montrer que tout va bien tout le temps. Ce qui fait que beaucoup d’entre nous souffrent régulièrement des problèmes psychologiques dont la dépression principalement.

Le « SELF CARE » ou le soin personnel est parmis les moyens les plus efficaces de prevenir et de prendre soin de la dépression ainsi que de la santé mentale en général.

Selon Beauchamp et  Childress, l’auto-prise en charge consiste à offrir une attention adéquate à son bien-être physique ainsi que mental.

Agnes Wainman quant à elle, définit les soins auto-administrés comme un ensemble d’activités que nous pratiquons d’une façon régulière dans le but de nous ravitailler plutôt que de prendre en nous la moindre énergie qui nous reste. Vous n’allez pas par exemple vous mettre à courir dix kilomètres chaque matin juste parce que vous avez appris que telle personne de votre entourage arrive le à faire. Ou bien, vous mettre à aller vous saouler  chaque weekend juste parce que c’est comme ça que les membres votre cercle d’amis  »évacuent leur stress » sans prendre en considération le mauvais effet que ça a sur votre santé en général. L’auto traitement doit être constitué des activités que l’on aime pratiquer et qui sont également bénéfiques à notre santé physique et mentale ainsi qu’à notre bien-être en général. Pour arriver à  identifier une activité qu’il nous faut, il va falloir que nous  apprenions à nous connaitre et à écouter notre for intérieur afin de découvrir le genre d’activités qui nous correspondent et ce dont nous avons réellement besoin.

Le point de départ de l’auto-thérapie c’est d’être gentil envers soi-même et de tomber amoureux de la personne que nous voyons dans le miroir chaque matin. C’est apprécier votre force, faire la paix avec vos faiblesses, accepter vos défauts et y travailler dans le but de vous améliorer. C’est apprendre à être capable de se pardonner chaque fois que l’on commet une erreur. Nous avons souvent l’habitude de vouloir chercher à être gentil avec les gens qui nous entourent mais il nous est difficile d’adopter la même attitude envers nous-mêmes. Nous ne pouvons pas être capable d’aimer quelqu’un d’autre sans être capable de nous aimer nous même. Le point de départ d’un amour sincère commence par soi. Il nous arrive aussi de nous blâmer intérieurement quand on a été généreux avec quelqu’un qui en retour a affiché une attitude de méfiance, d’ingratitude envers nous ou nous a carrément blessé. Prenons le cas où nous avons par exemple été dans une relation amoureuse où on se dit avoir tout donné mais notre partenaire a fini par nous blesser et nous quitter. Et un autre cas où un ami de longue date nous a trahi. On se pose trop de questions. On finit par se coller des étiquettes du genre « bête ». J’ai le devoir de nous rappeler qu’il est impossible de contrôler la façon dont les gens réagissent envers nous. Quelque soit le niveau de générosité qu’on leur a témoigné, cela n’est pas une garantie pour qu’ils se comportent bien avec nous. La seule et unique personne que l’on peut arriver à contrôler c’est nous même.

La première fois qu’on m’a parlé largement de l’auto prise en charge c’était quand j’avais commencé mes études de Psychologie. Pour nous les psychologues, l’éthique de notre métier nous oblige à prendre régulièrement soin de nous même pour être en bonne santé afin d’être capable d’aider les autres efficacement et d’éviter le syndrome d’épuisement professionnel, le surmenage et/ou sombrer dans une dépression. Ce sujet n’est pas seulement important pour les étudiants en psychologie ou pour nous les psychologues. Je pense qu’il devrait être abordé très tôt dans la vie de chaque individu de la même façon qu’on enseigne aux élèves de l’ecole primaire comment prendre soin de leur hygiène corporelle et continuer à être abordé au courant de la vie de tous les jours. On a tous besoin de connaitre l’importance de prendre soin de son mental et d’être éduqué sur comment y procéder. Tout le monde devrait y faire attention.

Prendre soin de soi-même c’est aussi, s’entourer des gens qui exercent une influence positive sur notre vie ainsi que sur notre développement personnel, des gens qui nous poussent à tirer le meilleur de nous-mêmes chaque jour. C’est supprimer toutes ondes négatives autour de nous. C’est éviter d’oublier son propre bonheur, de se sacrifier et de se perdre en essayant de sauver une autre personne. Que ce soit un membre de famille, un ami et/ou un collègue de service, un époux,… Aucun de ces derniers ne mérite la sacrifice de notre bien-être. Certaines personnes diront que ceci est égoïste. Ça ne l’est pas, c’est juste une autre manière de prendre soin de soi-même. Je peux vous garantir que ce n’est surement pas une démarche facile à entreprendre surtout pour une personne qui a déjà pris l’habitude de se sacrifier négativement pour les autres. Mais ça en vaut la peine d’essayer de faire un travail sur son amour propre afin de supprimer cette habitude qui nous nuit sans que l’on s’en rende compte. Etre une bonne personne ne signifie pas se perdre dans le but de retrouver  les autres. Car en faisant ceci, vous devenez une mauvaise personne et une mauvaise influence pour vous-même. On dit toujours qu’il est impossible de puiser de l’eau d’un puits qui est vide.  Il existe beaucoup de professionnels qui ont été formés pour aider les personnes traversant une situation difficile. Le mieux que l’on peut faire c’est de reconnaitre lorsqu’une situation devient difficile pour vous à gérer et de conduire la personne chez un professionnel de santé mentale. Je ne dis pas qu’il faut juste l’abandonner. Vous pouvez  continuer à l’assister après qu’il soit dans les mains d’un professionnel qui le prend en charge. Ne cherchez surtout pas à vous imposer un fardeau que vous n’êtes pas capable de porter car cela affectera votre bien-être.

Stephen Corey a subdivisé les soins autonomes en quatre dimensions qui sont: Le Physique ou le Corps, , le Mental, le Cœur et enfin l’ Esprit ou le Spirituel. Selon lui, pour qu’une personne soit effective, fonctionnelle et productive, elle doit renouveler habituellement ces quatre dimensions de sa nature en tant qu’un être humain.

  1. Le Physique

L’auto gestion consiste à s’engager dans une activité physique, manger sainement, dormir à temps et suffisamment, réduire le stress et/ou juste relaxer habituellement dans le but de conserver notre corps en bon état.

  1. Le mental

Le fait de lire régulièrement peut être est une forme de soin personnel pour notre intellect.  L’effet que la lecture a sur notre cerveau est le même que celui que l’activité physique a sur notre corps. Elle lui permet de rester en bon état. Elle entraine notre capacité de concentration, de réflexion ainsi que notre mémorisation. Elle agit aussi comme une nourriture à notre mentale. A travers la lecture, nous voyageons à des endroits où nous n’avons jamais été. Ceci nous permet d’ouvrir notre esprit. Vous pouvez aussi prendre soin de votre mental en écrivant, en ayant un journal dans lequel vous notez vos différents sujets de gratitude, en collectionnant des paroles positives et encourageantes, en assistant à des séminaires et en participant à des conférences, en développant un hobby,  et en examinant vos pensées de façon journalière.

  1. Le Cœur

L’auto thérapie peut signifier, servir les autres, faire une activité de bénévolat, se mettre au service des autres, aimer sincèrement, aider ceux qui se trouvent dans le besoin, être un bon ami, apprécier la différence des autres, se pardonner et pardonner aux autres,…

  1. Le Spirituel

En ce qui concerne  l’aspect spirituel, le soin autonome peut avoir pour sens, entretenir une bonne relation avec une divinité à  laquelle on croit et mettre en pratique les exigences, les recommandations ou les commandements religieux sur lesquels repose sa croyance.  Pour ceux qui sont sensés aller à l’Eglise, continuez  à y aller, à prier et à lire la Bible et à pratiquer les recommandations qui sont statuées dedans. Pour ceux qui sont sensés aller prier à la mosquée, continuez à le faire, lisez et pratiquez ce qui est écrit dans le coran. Pour les bouddhistes, continuez à aller régulièrement au temple. Et enfin  pour ceux qui ont des croyances largement différentes, je suis sure qu’il existe de formes de pratiques de renouveau spirituel que vous êtes sensés pratiquer. Continuez également à les pratiquer afin d’atteindre l’état de bien-être spirituel. Concernant ceux qui n’adhérent à  aucune religion, vous pouvez essayer de faire la pratique de la méditation quotidienne, vous promener régulièrement dans la nature, servir votre communauté, ou trouver bien d’autres moyens qui vous permettent de vous reconnecter avec votre fort intérieur et de vous évaluer continuellement. Etre un être spirituel ne dépend pas nécessairement au fait d’appartenir à  une religion quelconque.

 

De fois, l’auto traitement veut juste dire rester sans rien faire, suivre un film, écouter de la bonne musique, chanter à haute fois sous la douche, danser à une chanson que l’on aime, manger une crème glacée, parler à un ami ou à un membre de famille quand vous ne vous sentez pas bien, apprendre à utiliser un langage positif lorsque vous entretenez une conversation avec vous-même, arrêter de suivre cette page sur Instagram ou sur Facebook qui vous pousse à vous sentir insécure, quitter ce groupe whatsapp qui propage des ondes négatives sur votre parcours, aller se faire masser, payer quelqu’un afin qu’il puisse faire le soin de nos mains, de nos pieds ainsi que de nos ongles, faire une randonnée, partir en retraite dans un endroit isolé afin de se retrouver face à soi-même, visiter un zoo ou un parc (l’une de meilleures manières de me ressourcer), voyager dans le but de visiter un pays pour la première fois, …

Le weekend passé, l’un de mes amis a partagé avec moi sa première expérience de karaoké. Il était tellement heureux et excité qu’il m’avait transmis cette énergie positive bien qu’à distance. Il  m’avait confié que cette expérience était pour lui d’une autre dimension. Il s’était senti comme téléporté dans un autre monde. Il ne voyait et n’entendait personne autour de lui. Je suis entrain d’écrire son histoire en souriant car je suis toujours entrain d’essayer de m’imaginer la joie qu’il avait sentie ce jour là. J’étais très heureuse pour lui. Peut-être que vous devriez aussi essayer de faire du karaoké afin de revivre la même expérience. Qui sait?

SarahN❤

 

 

Parlons SUICIDE

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SUICIDE, l’un des sujets dont on parle rarement ou que l’on évite carrément d’aborder en Afrique. Ce qui fait qu’on ait tendance à croire qu’il ne concerne que la société occidentale. Et pourtant le suicide est également présent dans nos sociétés africaines. Il est défini comme l’action de se donner volontairement la mort. Il est parmis les principales causes de dèces de jeunes gens âgés de 15 à 35 ans dans le monde actuellement. Il peut toucher n’importe quelle personne appartenant à n’importe quelle race et/ou classe sociale. Suite aux récents évènements, nous pouvons voir que les célebrités sont aussi concernées par ce problème (Chris Benoit, Alexander McQueen, Robin Williams, Chester Bennighton, Mark Wayne Salling, Tim Bergling « Aviici », Anthony Bourdain,…ayant mis fin à leurs jours). Que leurs âmes reposent en paix.

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J’espère qu’ils ont trouvé le bonheur là où ils sont maintenant. Ce bonheur que le monde n’a pas pu leur donner.
La dépression est l’une de principales causes du suicide. Les signaux qui peuvent nous alerter au suicide sont: l’isolement, la perte de contact avec ses proches, les prises de risque répétées, la consommation abusive de drogue ou d’alcool, la perte de motivation, les changements d’humeur soudains, la perte ou prise de poids important, le désintérêt pour soi,…
Aujourd’hui est la journée de la prévention du suicide. J’ai voulu rendre hommage à FORCE, une personne spéciale pour moi. La dernière fois que j’étais à Bukavu, j’ai eu le privilège d’être offert un cabinet de consultation psychologique. C’est donc là que j’ai fait connaissance avec Force. Je choisis d’utiliser ce surnom pour raison de confidentielité et parce que c’est ce qu’il représente pour moi. Je n’ai jamais vu une personne aussi forte et courageuse de toute ma vie. Le fait de l’avoir rencontrée et cheminé en thérapie avec lui est l’une de plus belles expériences de ma vie entant qu’un être humain et dans ma profession. Cette expérience m’a permis de grandir du point de vue émotionelle, spirituelle ainsi que psychologique. Ça m’a appris beaucoup de leçons concernant la vie en général. L’histoire de Force était très puissante et énergique qu’elle ne pouvait pas me laisser comme j’étais avant de le rencontrer. Il m’a fait réaliser combien de fois la vulnérabilité pouvait être transformée en une très grande force. Force était le premier client que je j’avais réçu juste quatre jours après avoir tenté de mettre fin à sa vie. Il venait juste de se réveiller de son cure de désintoxication. Je ne peux pas détailler la cause immédiate de son tentative de suicide car l’éthique de ma profession ne m’autorise pas à le faire. Tout ce que je peux dire sur lui est que c’était un garçon d’une douceur et d’une politesse hors du commun. Il était un croyant mais sa foi avait été malheureusement fragilisée par une succession d’évènements douleux de la vie. Il souffrait d’une dépression sévère sans s’en rendre compte. Il ne comprenait plus la façon dont son corps fonctionner. Il avait aussi l’impression de perdre le contôle. Il pensait que la société exercait une très grande pression sur lui…

P.S:Je profite de ce moment pour dire à tous ceux qui me lisent que la vie n’est pas sensée être une compétition. Personne n’a dit qu’à tel âge on doit avoir terminé ses études, être marié, avoir des enfants, avoir un travail, achéter une voiture,… Nous ne sommes pas tous appelés à méner des genres de vie similaires. Je ne pense pas qu’on ait de compte à rendre aux gens de notre entourage concernant notre propre parcours de la vie ainsi que notre réussite et/ ou échec. Je vous conseillerai de vivre votre vie comme elle se présente, étape par étape. Cela vous évitera certains stress.
Cette expérience était à la fois nouvelle et défiante pour moi. Après chaque séance de thérapie, je rentrai à la maison et me documenter sur ce qu’il fallait que je fasse comme étape suivante. J’apprenais en même temps que je le soignais. Ce n’était pas facile pour Force de revenir à la vie et de faire face aux stéréotypes qui existent autour du suicide. Heureusement qu’il y avait quelques uns de ses proches qui avaient choisi de continuer à croire en lui et qui avaient décidé de l’accompagner sur son parcours. Ce qui lui avait parmis de se remettre, je peux dire, « rapidement ».
Recemment, il m’a envoyé un message me souhaitant que Dieu me bénisse pour toutes les bénédictions que j’ai pu apporter dans sa vie. « Merci d’avoir ranimé la foi en moi. »
Il y a deux semaines il m’a encore écrit ceci: « Je vais bien ma héroine. Je continue à appliquer tes conseils,… »
C’était pour lui une façon de me dire qu’il pouvait notifier un changement dans son fort intérieur. Je ne pense pas être son héroine. Je pense que c’est lui son propre héros car c’est en lui qu’il avait tiré cette force qui lui avait permis de se battre. Nous avons tous un héros en nous, il suffit juste que quelqu’un puisse nous le rappeler quand nous en avons besoin. J’ai été fière d’avoir été choisie par Dieu pour ramener Force à la vie. Je suis fière de ce miracle que Dieu a pu réaliser à travers la psychologie.

Je partage avec vous cette histoire pour d’abord vous prouver que le suicide est un problème qui est présent dans notre communté . Je voulais aussi vous dire d’être gentil avec les autres car vous ne savez pas ce qu’ils peuvent être entrain d’endurer. Ayez le courage de leur parler et de leur demander comment ils vont. Parler avec eux quand vous allez mal. Car nous avons tous besoin d’une oreille attentive. Ça ne sert à rien de prétendre d’être fort quand on ne l’est pas. Je voulais aussi dire à tous ceux qui se battent avec les problèmes de la vie qu’il y a toujours de l’espoir. C’est normale de se sentir épuisé, stressé et abandoné de fois. Les problèmes de la santé mentale sont traitables. Le premier pas c’est d’en parler à une personne en qui on a confiance. Il nous arrive tous de nous sentir parfois épuisé. Je voulais enfin conclure en disant que les personnes qui tentent de mettre fin à leurs jours ou qui y mettent fin sont des gens comme vous et moi. Ils ne sont pas faibles, égoïstes ni lâches. Ce sont des pères, mères, fils, filles, maris, femmes, frères, soeurs, cousins, cousines, oncles, tantes, petits fils, petites filles et amis qui souffraient et qui n’ont pu recevoir une aide adéquate. Ils manquent énormement aux membres de leurs familles. Ils méritent notre respect et notre empathie. Evitons de juger ce que nous ne comprenons pas. Essayons par contre de nous éduquer concernant ce problème afin de changer notre langage ainsi que notre comportement dans le but de sauver des vies.

SarahN❤

Quatre années de sobriété

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Je ne sais si je suis vraiment prête à parler du problème d’alcool dont je souffrais il y a de cela quelques années. Je me sens un tout petit peu obligée d’en parler car certaines personnes de mon entourage me demandaient comment je suis arrivée à me détacher de l’emprise d’alcool et me disaient qu’en parler pourraient aider beaucoup de personnes; emprise qui avait dejà occupée une grande place parmis mes activités de fin de la semaine. Ceux qui m’ont connu il y a de cela six ans et qui sont allés « boire » avec moi savent de quoi je parle ! Oui, il m’est arrivé d’abuser de l’alcool. Et cette situation avait duré à peu près quatre ans. Je prevoyais d’aborder ce sujet le jour où je totaliserai quatre ans sans prendre une goutte d’alcool. Dieu merci, ce jour est arrivé !

Nous vivons dans un environnement où il y a beaucoup plus de bars que d’écoles, que de centres culturels, que de bibliothèques, que de parcs d’attractions,… La seule et meilleure façon de profiter de la vie est souvent celle d’aller boire un verre. Tout tourne autour de l’alcool. Nous trouvons ça normale car « on n’a pas de choix. » C’est ce que la plupart des gens disent quand on leur interroge sur leur consommation d’alcool. La consommation abusive de l’alcool est l’un des maux qui rogent notre société aujourd’hui.

Les signes qui peuvent alerter un problème lié à l’alcool sont les suivants: La personne n’arrive pas à contrôler sa consommation, elle a du mal à rester sans boire ; l’alcool fait qu’elle s’absente des cours ou du travail( elle peut aussi dans certains cas en souffrir et en même temps être perfomant dans sa vie professionelle) et qu’elle ne passe plus assez de temps avec les membres de sa famille et ses amis qui ne boivent pas ; les relations avec ses proches se détériorent ; elle se sent honteuse, elle culpabilise et se reproche de quelque chose chaque fois qu’elle boit ; elle essaye d’arrêter de boire mais elle n’y arrive pas ; elle augmente sa consommation au fur et à mesure que les jours passent ; elle boit pour noyer ses peines ; elle oublie tout ce qui se passe chaque fois qu’elle a bu ; son entourage lui fait des remarques concernant sa consommation exagérée ; elle met sa vie en danger ; elle souffre d’une condition physique ou psychologique qui lui interdit de prendre de l’alcool mais elle continue à en prendre, …

– Comment ai-je commencé à boire?

Je pense que je me suis mise à boire afin de profiter au maximum des soirées comme la plupart des gens le font. Je le faisais aussi pour socialiser car sans cette bonne humeur alcoolique, je rentrais dormir sans avoir adressé la parole à personne. J’adorais cet effet motivateur que l’alcool avait sur moi.
– Comment je me suis rendue compte que j’avais un problème d’alcool et pourquoi j’avais arrêté de boire?

Ç’avait débuté par une succession des « blackout ». Je buvais tellement  que le lendemain matin j’avais l’impression de souffrir d’une amnésie temporaire. Je peux dire que j’étais en quelque sorte chanceuse car le lendemain il y avait cette personne qui me relatait l’histoire de la veille, en plus, elle se moquait de moi. Elle me rappelait de combien je m’etais encore une fois surpassée en betises. 99% de ce qu’on me racontait étaient quasiment absents de mes souvenirs. Ce qui était sûre est que j’avais encore agi d’une manière incontrôlable. Ceci créait chaque fois en moi un sentiment de culpabilité et rabaissait mon estime de soi. Il m’est arrivé même, et cela plus d’une fois, de me mettre ma vie en danger ! Comme ce jour où je me suis rendue à l’hopital le lendemain matin pour me faire soigner une blessure qui avait résulté d’un faux pas après avoir perdu l’équilibre.
Une autre fois, je me suis réveillée d’un lit d’hopital avec six points de souture car j’avais sauté d’un véhicule qui roulait à toute allure suite à une incompréhension qu’il y avait eue entre l’un de mes proches et moi.
– Comment j’ai arreté de boire?

Pour être honnête, je ne sais pas… Je crois que j’ai juste eu un déclic le jour où j’avais perdu mon télephone portable après avoir bu un verre de trop. Oui, vous avez bien lu, « mon telephone portable ». Je sais que ça vous fait une drôle de réaction mais cela arrive à tout interlocuteur avec qui je partage cette expérience.
La plupart d’entre nous prennent de l’alcool sans pour autant savoir pourquoi ils en prennent et sans l’avoir choisi. On le fait juste parce que notre ami X ou Y le fait ou parce que nous voulons nous sentir le bienvenu ou bien appartenir à un groupe quelquonque. Ceci était mon cas. Je pense que s’il nous arrive de chercher à savoir réellement pourquoi nous prenons de l’alcool et d’analyser notre réponse, nous remettrons en question notre consommation. C’est ce qui m’était arrivé. Je n’étais plus fière de moi-même. L’alcool était devenu une force qui me contrôlait au lieu que je ne le contrôle. Je ne pouvais, par exemple, sortir seule pendant la nuit sans que les membres de ma famille ne puissent s’inquièter pour ma sécurité. J’étais redevenue comme un bébé qu’il fallait toujours qu’il ait quelqu’un à côté de lui pour contrôler ses faits et gestes.

Je ne suis pas parvenue à arrêter de boire car je suis une superwoman ! Je ne me considère pas spéciale et/ou supérieure aux autres car j’ai pu réussir à surmonter ce problème. Tout le monde peut y arriver, il suffit juste d’avoir une détermination et d’y rester attaché. Et de surtout accepter l’aide de nos proches qui veulent cheminer avec nous et nous aider à méner ce combat. On y arrive quand on est entouré de beaucoup d’amour.

Peut-être que vous êtes dans cette même situation. Je vous recommanderez d’accepter votre problème, de parler à quelqu’un, accepter l’aide qui vous est offerte, d’aller consulter un professionel…
Je n’ai pas dit que c’est mauvais de prendre l’alcool. Ce qui n’est pas favorable c’est permettre à l’alcool d’exercer un contrôle sur votre vie.

Sarah.N❤

Quelques détails à apprendre sur la santé mentale

 

12359895_753938294711801_2814840309128356949_nJe viens de me rendre compte que j’avais commencé à parler de la santé mentale sans pour autant définir ce que c’est, ni donner beaucoup plus de précisions concernant quelques termes que vous retrouverez surement répétés dans mon vocabulaire. Je tenais par exemple à définir les mots suivants: Psychologie, Psychologue, Psychiatre, Santé mentale et Troubles mentaux.

 

La psychologie est une science qui étudie l’état mental, les processus mentaux, ainsi que le comportement humain et animal. Elle comprend l’étude de la perception, des émotions et de la personnalité.

Un psychologue est un professionnel de la santé mentale qui étudie les comportements humains (et animaux) ainsi que leurs troubles; leurs manières de penser et d’agir; la façon dont le cerveau traite les informations perçues par les organes de sens; la personnalité; les relations interpersonnelles ainsi que la manière dont un être humain interagit sur le plan social et professionnel. Je peux avouer que le métier de psychologue est un travail complexe pour celui qui le fait. Ceci est dû à la diversité et à la complexité des êtres humains, de leurs émotions autant leurs comportements. Ceci fait que je me sens souvent défiée pour trouver une définition convenable et qui soit la moins complexe possible pour ma profession. Un psychologue peut intervenir dans le domaine social, sanitaire, médico-social, professionnel, judiciaire, sportif, etc.

Beaucoup de gens me posent la question de savoir quelle est différence entre un psychiatre et un psychologue ? D’autres me demandent si je suis entrain de faire une spécialité en psychiatrie ? La réponse à cette dernière question est non. Je ne peux faire une spécialité en psychiatrie sans avoir un diplôme de médecine. Je poursuis une maîtrise en psychologie du counseling. Celle-ci consiste à donner un support proactive à un patient qui souffre psychologiquement, plutôt que de lui offrir une solution immédiate à son problème.

Un psychiatre est un médecin ayant suivi cinq ans de spécialisation en psychiatrie. Son rôle est de traiter les maladies mentales nécessitant l’administration des médicaments.

Un psychologue quant à lui, suit un cursus universitaire de quatre à cinq années de formation en sciences humaines et psychologie. La différence entre ces deux notions est que le psychologue ne prescrit pas les médicaments. Il prend juste en charge les troubles psychologiques en rendant compréhensible un problème, et évalue sa portée et sa gravité pour  proposer ensuite une aide adaptée à la personne. Je peux simplifier mon explication en disant que nous(psychologues) soignons les troubles mentaux principalement par la parole. L’objectif de cette profession est d’évaluer, maintenir ainsi qu’améliorer le bien-être de l’individu afin qu’il arrive à  mener une vie meilleure.

Quand je dis à certaines personnes de mon entourage ce que j’étudie ou je fais dans la vie, la réaction de la plupart d’entre eux consiste à me demander si je suis capable de lire ce à quoi ils sont entrain de penser à l’instant même. D’autres me disent que je fais partie de ces autres qu’on voit « dans les films, assis dans un fauteuil tout en écoutant et prenant notes des histoires basées sur les vies personnelles de gens afin de leur établir un diagnostic à la fin de session ». Cela n’existe pas en psychologie ! Ceux-ci ne sont que des stéréotypes et clichés présents autour de cette science, et qui font que la plupart d’entre nous deviennent retissants face à ce domaine et préfèrent ne pas en parler, ou chercher à comprendre ce que c’est. La psychologie est simplement ce que je viens de décrire tout haut.

 

La santé mentale quant à elle, c’est un élément de la santé. La santé est définie par l’OMS comme étant un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

La santé mentale est un état de bien-être qui permet à chaque individu de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés de la vie, d’être productif dans son travail et d’arriver à apporter une contribution à la communauté. Elle contient la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux, le traitement et la réadaptation des personnes atteintes des maladies mentales.

Les troubles mentaux rassemblent un vaste ensemble de problèmes qui se manifestent à travers divers symptômes. Ils se particularisent fréquemment par un ensemble de pensées, d’émotions, de comportements et de rapports avec autrui qui sortent du commun. Les troubles mentaux peuvent être causés par différents facteurs qui peuvent être génétiques, résultant d’une maladie, provoquées par des facteurs environnementaux, ainsi que les dérèglements dans la chimie du cerveau. Comme conséquences, la personne atteinte présentera un comportement:

-Inadéquat, c.à.d qui interfère avec son bonheur, la poursuite de ses objectifs vitaux, son travail, sa santé physique, la relation avec sa propre personne et son intimité.

– Nuisible et destructif à soi-même et/ou à autrui. La personne peut, par exemple, abuser de l’alcool et/ou de la drogue, ne pas se nourrir convenablement, ne pas arriver à se donner un temps de repos ou ne pas prendre soin de son hygiène de vie. Il peut aussi arriver qu’elle mette en danger la vie des gens qui l’entourent.

– Déviant dans le sens qu’il soit statistiquement anormal et tourné vers une direction négative. L’individu peut aller à l’encontre des normes sociales.

D’autres symptômes peuvent être les céphalées, la tristesse, la peur, l’angoisse, une difficulté à raisonner normalement, des croyances anormales, les troubles de la mémoire, le comportement agressif, l’incapacité à réaliser les activités de la vie courante, une perception visuelle et auditive des choses que les autres ne voient ou n’entendent pas, etc.

Les troubles mentaux comprennent la schizophrénie, la dépression, l’anxiété, les troubles dus à l’abus des substances, la démence, l’autisme, les troubles bipolaires, les troubles de stress post traumatique, les troubles de l’alimentation, les troubles de la personnalité, …

Je dois souligner que tout le monde peut souffrir des troubles mentaux. Ils ne sont pas une sentence à vie (genre une fois que tu es diagnostiqué avec, c’est fini pour toi) comme bon nombre de gens tendent à le croire. Ils peuvent être soignés et la personne une fois prise en charge peut, par après, mener une vie normale.

 

Comme il a été spécifié dans la définition donnée par l’OMS, la santé est un tout. Une personne ne peut être en bonne santé physique sans l’être sur le plan mental et vice versa. Notre mental joue un rôle primordial dans notre vie. Un ami l’a récemment comparé au moteur d’un véhicule et à la carte mère d’un ordinateur. Pour signifier qu’il est le centre de toutes nos opérations. C’est pour cela que le fait de ne pas en prendre soin régulièrement affecte d’une façon négative notre être de même que notre fonctionnement en général. D’où l’importance de maintenir une bonne hygiène mentale. Je rêve d’un monde où tout le monde sera conscient de cette importance et mènera une vie bénéfique à sa santé mentale.

SarahN❤

 

Mon expérience YALI

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Bonsoir tout le monde!

Je commencerai par présenter mes excuses pour cette longue absence. Je suis désolée pour ceux qui ont voulu parler avec moi pendant ces cinq dernières semaines, mais qui malheureusement n’ont pas pu entrer en contact avec moi. J’étais, je dirai, dans une sorte de thérapie personnelle. Je voulais être totalement présente dans ce que je faisais afin d’y sortir totalement ressourcée. J’en avais besoin, car je ne peux pas être capable de prendre soin des autres sans pour autant être bien dans ma peau. Je suis de retour et en bonne forme maintenant.

Tout a commencé le 17juillet quand j’avais reçu un message de l’admission de Young African Leaders Initiative. YALI RLC EA est une initiative qui a été lancée par Barack Obama, l’ancien président des États-Unis avec comme objectif principal d’investir dans la nouvelle génération africaine. Il a pour but de repérer les jeunes leaders africains âgés de 18 à 35 ans et de les former sur la gestion de l’Administration publique, le Leadership communautaire ainsi que l’entrepreneuriat pendant quatre semaines. Je venais d’être sélectionnée pour une interview sur téléphone. Quatre jours plus tard, l’interview s’était bien passée en général même si je me sentais extrêmement stressée. Le monsieur qui était à l’autre bout du fil s’était montré très compréhensible envers moi et avait fait de son mieux afin que je me sente à l’aise. Il était en plus d’une patience extraordinaire.

Le 11/08/2018, j’avais reçu un autre message statuant que j’étais admise en tant que future participante de YALI RLC EA. Je m’étais sentie heureuse et fière de moi-même comme jamais auparavant. J’étais impatiente de commencer. J’avais oublié de mentionner que le programme devait se tenir à Nairobi au début du mois d’octobre et qu’août était le mois des élections au Kenya. C’est triste de le dire, mais nous savons tous les drames qui suivent souvent la publication des élections en Afrique. Malgré les deux mois qui séparaient les deux éléments, mon plan avait fini par être affecté par l’annulation des résultats des élections. Recevoir ce message m’annonçant que je devais patienter jusqu’au mois de juin pour pouvoir suivre ladite formation était la dernière chose à laquelle j’évitais de penser. Et comme on dit souvent que ce qui devait arriver finit par arriver, j’avais été mise sur une liste d’attente avec moins de possibilités de faire partie du programme avant le mois de juin. J’avais eu du mal à digérer cette information vue les sacrifices que j’avais faites pour pouvoir m’y inscrire (j’avais pris la décision de ne prendre aucun cours pendant tout un semestre, car l’université ne m’avait pas donné beaucoup de choix). Juste le fait de penser à ces cinq mois libres dont je ne savais quoi faire faisait couler des larmes à mes yeux. Je n’avais aucun plan de sauvegarde. Ma résilience s’était affaiblie. Je dois avouer que j’avais passé cette période de ma vie dans une tristesse prolongée. Je me posais beaucoup de questions sur ma faculté de prise de décision. Mon estime de soi avait de même était affectée. C’était plus fort que moi. Je ne devais pas trop trainer à décrire cette période sombre, car je suis là plutôt pour parler de l’une de plus belles expériences de ma vie.

Arrivée dans ma chambre à Kenyatta University, je m’étais dit:  » Sarah, il faut que tu fournisses un effort afin de pouvoir être celle qui va engager la conversation. » L’échange initial entre ma camarade de chambre et moi s’était bien passé. Car, elle était déjà assez bavarde. Le lendemain on était allé à Brackenhurst Hotel à Limuru pour des activités de consolidation d’équipe. C’était plus que le fait de faire du sport, car nous sommes rentrés au centre aillant déjà un esprit d’équipe. C’est là qu’était né en nous ce sentiment d’appartenir à une même famille. La première semaine au centre s’était bien passée. Tout était nouveau, différent et excitant à la fois. Rencontrer ces jeunes venant de quatorze pays différents d’Afrique, écouter et partager nos histoires ainsi que nos expériences de vie. Ceci était très instructif et inspirant à la fois. Leurs histoires étaient tellement belles et réelles. Le mode d’apprentissage quant à elle était exigeant, demandant et divertissant. Je crois qu’ils avaient fait exprès de nous donner ce tas de connaissances pendant une courte durée de temps. C’était une façon pour eux d’entrainer notre résilience et notre tolérance au stress. Nous apprenions à travers des chants et danses. Nous apprenions en nous amusant, ce qui faisait qu’on voyait à peine le temps passer. Nous mettions aussi en pratique les connaissances que nous étions en train d’acquérir au moment de l’apprentissage. J’aurais souhaité que ce mode d’enseignement soit appliqué dans nos écoles, ça rendrait les études intéressantes. L’une des matières que j’avais le plus aimées était  » Les sept habitudes des gens efficaces, de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent ». C’est une formation de développement personnel. Je peux partager beaucoup plus concernant ces sept habitudes avec ceux qui le souhaiteront. J’ai aussi apprécié le cours de Techniques de Communication ainsi que la Communication Non Violente. Ce cours nous a préparé à une présentation qu’il fallait que l’on fasse l’avant-dernier jour. Je n’ai jamais su par exemple que notre position, notre façon de nous tenir affectait notre estime de soi. Ce cours a été très instructif pour moi qui ai toujours eu du mal à m’exprimer devant un public. Je m’absentais des cours la plus part de fois que je devais faire une présentation. Et chaque fois qu’il m’arrivait de présenter, j’étais tellement stressée que je tremblais et j’oubliais la majeure partie de ce qu’il fallait que je dise. La même chose m’arrivait à Yali, chaque fois que je présentais. Deux jours avant la présentation finale, j’avais entendu l’un de mes collègues dire derrière mon dos que je ne serai jamais capable de présenter la partie du travail qui m’était réservée. Je m’étais sentie tellement offensée que j’avais fini par avoir un échange des paroles maladroites avec lui. À la fin, je m’étais décidée de prendre ses paroles comme un défi à relever. Je devais lui prouver qu’il avait tort. J’avais tellement eu mal que j’avais investi toute mon énergie afin de lui prouver le contraire de ce qu’il pensait de moi. J’avais passé la nuit de la veille de ma présentation en train de répéter ce qu’il fallait que je dise. J’en avais même fait un rêve. Le jour de la présentation, je n’avais pas de frousse, car j’avais tout en tête. Les membres de mon groupe de travail étaient fiers de la façon dont j’avais présenté. J’avais tiré une leçon de cette expérience. Pour arriver à faire une bonne présentation, il suffit de bien s’entrainer. Quand je serai de retour à l’université, je n’aurai plus à avoir peur des présentations. J’avais aussi fini par présenter mes excuses à mon collègue. Je sais que sans ce stress venant de sa part, je ne pouvais pas y arriver.

Enfin est venu le jour de la cérémonie de commencement, je me sentais à la fois tout excitée de devenir diplômée de Yali et triste de me séparer de ces gens qui étaient autres fois des étrangers dans ma vie, mais qui sont devenus une famille pour moi. Ce fût un long voyage. Quatre semaines de découverte personnelle, de défis, d’excitation et d’amusement. La chose la plus difficile à faire était de quitter ma zone de confort. Je m’étais sentie inconfortable, irritée, épuisée, apeurée et j’ai des fois eu envie de pleurer. Tout de même, cette expérience m’a permis de me découvrir et de grandir. Je suis allée creuser au plus profond de moi et tirer ma force. C’est ce qui m’a permis d’arriver au bout. La meilleure façon de construire son estime de soi est sortir de sa zone de confort de temps à autre. On ne sait pas de quoi on est capable jusqu’à ce qu’on décide de défier notre propre personne. Pour ceux qui veulent partager la même expérience. Vous êtes âgés de 18 à 35 ans, vous venez d’un pays de l’Afrique de l’est ou centrale, vous avez un rêve de rendre meilleur notre continent, vous pouvez aussi envoyer votre candidature. Je viens de partager le lien du site de Yali RLC EA ci-dessous. Vous pouvez suivre les instructions et vous inscrire afin de recevoir les informations concernant l’ouverture du début de prochaines inscriptions.

SarahN❤

Activités de consolidation d’équipes

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La classe de  » Design Thinking « 

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La classe de  » This is Africa « ,  » C’est ça l’Afrique « 

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La cérémonie de commencement

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Yali RLC EA

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Le danger des stéréotypes

Screenshot_20180521-005001Le mot « stéréotype » est défini en psychologie sociale comme étant une représentation caricaturale figée, une idée reçue, une opinion toute faite acceptée et véhiculée sans réflexion, concernant un groupe humain ou une classe sociale donnée. Il a comme synonyme : « préjugé ». Il existe beaucoup des stéréotypes ainsi que préjugés au sujet de la santé mentale. Ceci est dû au fait qu’on a des idées reçues qui sont déjà fixées en nous et dont nous ne sommes pas suffisamment informés. Nous commettons souvent l’erreur de qualifier les personnes vivant avec une condition mentale par des adjectifs et d’utiliser leurs diagnostiques comme sujets de moquerie sans pour autant penser a l’impact négatif que cela cause sur leurs vies quotidiennes.  Fabriquer et/ou véhiculer des blagues, ou encore faire des commentaires déplacés autour de la santé mentale n’est pas marrant. Plusieurs personnes souffrent des troubles mentaux et d’autres en meurent chaque jour. Ce sujet est tellement sensible qu’elle mérite d’être pris au sérieux.

Je vois souvent des blagues du genre  » – Il était une fois deux malades mentaux, deux fous… », circuler sur les réseaux sociaux. J’éviterai de dire:  » – Essayez de penser si un membre de votre famille souffrait d’un trouble mental. Auriez-vous le courage de faire circuler cette blague ou d’en rire ?  » Car ça ne demande pas d’être directement touché par une maladie pour pouvoir éprouver de la compassion pour ceux qui en souffrent. Je dirai plutôt :  » Essayez de vous mettre à la place de cette personne qui n’est nul autre qu’un être humain comme vous.  » Ma réaction face aux partages de ces genres de blagues est de dire aux personnes qui le font, d’essayer d’user de leur faculté d’empathie et de penser à ce que ce geste pourrait avoir comme conséquences négatives sur la vie de beaucoup de gens.

Je pense que nous avons besoin de revoir notre façon de parler de la santé mentale et des troubles mentaux. Dire par exemple que telle personne est folle, dingue, retardé mentale, dépressive, suicidaire, schizophrénique, bipolaire, épileptique, trisomique, mongole, nymphomane, droguée, alcoolique, mythomane, etc. Qualifier une personne par ces adjectifs la déshumanise. Ceci fait que la personne n’est pas vue pour ce qu’elle est réellement mais elle est limitée à ce qu’elle affiche comme comportements suite à la condition mentale avec laquelle elle vit. Ce qui entraine que nous lui collons un certain stéréotype sans le savoir. Ce cliché conduira la personne à se sentir discriminée, mise à l’écart et à ne pas chercher l’aide dont elle a besoin.

D’habitude, nous traitons défavorablement les personnes atteintes des troubles mentaux parce que nous avons en nous une peur de l’inconnu. Nous n’avons non seulement pas assez d’informations sur la condition dont la personne souffre, mais nous ne savons pas non plus comment réagir et nous comporter face à elle. J’attends souvent des commentaires du genre  » – Donc tu as choisi de travailler dans ce monde, tu n’as pas peur d’*EUX* ». Ma réponse est toujours celle-ci :  »  On n’arrête d’avoir peur de ces personnes une fois qu’on les considère comme étant des êtres humains comme nous, et qu’on leur offre un regard positif et inconditionnel.  »

Quelques jours plutôt, j’ai eu une conversation avec une personne de mon entourage concernant le danger de qualifier les personnes atteinte des troubles mentaux par des adjectifs. Cette personne n’arrivait pas à comprendre pourquoi elle devait arrêter d’utiliser l’adjectif  »trisomique » pour désigner une personne qu’elle pensait être atteinte du syndrome de Down. Elle m’a même prouvé l’existence de ce mot dans le dictionnaire. Oui, je sais que ce mot existe dans le dictionaire et je comprends que nous avons grandi en utilisant ces genres de qualificatifs. Mais je pense que nous le faisions tous par ignorance. C’est une habitude qui est déjà encrée en nous. Je suis consciente qu’il ne sera pas facile de nous en débarrasser promptement. Cependant, nous pourrons y arriver si nous le souhaitons. Ceci pourra se faire en suivant un parcours d’apprentissage d’un nouvel langage à utiliser. Et pour y arriver, cela demandera que l’on soit beaucoup plus informé sur le danger causé par les stéréotypes entourant la santé mentale.

Quatre raisons pour lesquelles les blagues au sujet de la santé mentale ne sont pas amusantes :

1. Les personnes vivant avec les conditions mentales sont déjà assez déshumanisées par le fait d’être un sujet de moquerie continuelle.

2. Plusieurs personnes atteintes des troubles mentaux n’acceptent pas leurs diagnostiques parce qu’elles en ont honte et ont peur d’être mises a l’écart.

3. C’est difficile de faire une blague concernant les problèmes de santé physique. Pourquoi ne pas faire de même sur la santé mentale ?

4. Ces blagues font à ce que les personnes atteintes des troubles mentaux refusent de consulter un psychologues parce qu’elles ont peur d’être jugées.

Cinq raisons pour lesquelles les troubles mentaux ne devraient pas être utilisés comme des adjectifs :

1. C’est stigmatisant. On en rajoute aux stéréotypes qu’ils les entourent.

2. Cela fait à ce que la condition paraît moins sérieuse que ce qu’elle est réellement.

3. Cela décourage les personnes vivant avec les troubles mentaux à parler ouvertement de leurs conditions et à chercher les traitements.

4. Ces personnes sont des êtres humains et non leurs diagnostiques.

5. Cela propage les idées reçues sur les maladies mentales.

Si changer notre langage peut permettre aux personnes vivant avec les maladies mentales de se sentir aimées, acceptées et de chercher de l’aide.  Alors, changer notre langage peut nous permettre de sauver des vies. Réfléchissez-y et agissez…

SarahN❤

 

 

 

De fois, on a besoin de ralentir notre train de vie.

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Bonsoir tout le monde!

Ça serait ingrat et égoïste de ma part de commencer ce message sans pour autant vous remercier de vous avoir montré réceptifs à mon premier article. Je me suis sentie honorée et aimée par vous tous. Merci à ceux qui l’ont partagé. J’espère que vous ferez de même pour celui-ci et surtout que vous allez vous abonner au blog. Merci pour tous vos messages d’encouragement et suggestions. J’aimerai aussi adresser un remerciement particulier à tous ceux qui m’ont contacté via messagerie privée, à tous ceux qui m’ont fait confiance et ont décidé de partager avec moi leurs expériences personnelles avec la santé mentale. J’ai apprécié ce grand pas. Chacune de vos histoires a eu un impact particulier sur moi et m’a donné beaucoup plus de courage pour pouvoir continuer ce projet. Je vous en remercie.

Pendant que je me demandais quel sujet aborder en deuxième lieu, quelques personnes m’ont proposé de parler du suicide. Je trouve que c’est un sujet très important et qui mérite d’être abordé. Je suis entrain d’y penser. Peut-être qu’il constituera le troisième thème une fois que j’aurai réuni les données essentielles. En effet, j’ai fini par décider de parler du stress suite aux événements qui se sont récemment succédés dans ma vie.

Ce matin-là, une troisième personne venait de décéder dans un espace de deux mois suite aux complications dues au stress. Je m’étais donnée le temps d’écouter les histoires autour des circonstances de ces trois décès ainsi que les événements avant coureurs. Je suis arrivée à conclure que leurs causes avaient quelques similarités et étaient liées au stress et/ou au fait de n’avoir pas pu trouver un mécanisme de défense répondant efficacement aux situations stressantes de la vie. Que leurs âmes reposent en paix.

⚫Qu’est ce que le stress? C’est un phénomène indispensable à l’adaptation de notre organisme aux contraintes extérieures.

C’est la façon dont on se sent quand on est agressé ou quand on subit une pression anormale. Cela peut être dû à un conflit avec un ami ou un membre de famille, aux difficultés financières, à un travail accamblant, un horaire d’études trop exigeant, un emploi du temps chargé, etc. Beaucoup de recherches ont demontré que le stress n’est toujours pas une mauvaise chose. Il nous est bénéfique car il nous aide à être performant et nous motive à accomplir nos tâches et obligations à temps. Il prend une connotation négative, devient chronique, quand il est exagéré et répété. Un stress prolongé peut conduire à différentes maladies telles que l’hypertension, le diabète, le cancer,…

⚫Les symptômes du stress peuvent se manifester en maux de tête, vertige, accéleration du rythme cardiaque et de la respiration, transpiration, nausée, indigestion ainsi de suite.

⚫Qu’est-ce qui arrive quand notre système nerveux se sent menacé?
Le cerveau est alerté. Il y a production de ces hormones: l’adrenaline, de la noradrenaline(qui ont pour effet d’augmenter la fréquence cardiaque, la tension artérielle, les niveaux de vigilance et la température corporelle. C’est une façon de preparer notre corps à se défendre). Il y a aussi production du cortisol. Ce dernier constitue est un poison pour la plus part de nos organes et influence négativement nos différentes fonctions vitales. Lorsqu’un individu est constamment stressé, son corps demeure continuellement en mode de défense. Ce qui peut engendrer des conséquences désastreuses. Comme conséquences, il y aura le développement des maladies cardiovasculaires, l’apparition des problèmes de la peau, l’affaiblissement du système immunitaire, la prise de poids, le trouble de sommeil, la perte de mémoire, les difficultés de concentration, le manque ou la diminution de libido, etc. Le stress peut aussi causer la diminution de l’estime de soi, l’excès des pensées négatives, la diminution du niveau de performance au travail et/ou à l’école, la consommation excessive d’alcool, du tabac, des médicaments et drogues ainsi que l’agressivité et l’hostilité envers son entourage qui conduira à la dégradation des relations sociales.

⚫Qu’est-ce qu’il faut faire quand vous vous sentez stressé?

– Soyez attentif aux moments où votre corps vous renvoit les différents signaux (tensions musculaires, sensation de fatigue prolongée, maux de tête, etc.)
– Essayer d’identifier les causes du stress.
– Revoir votre style de vie.
– Songer à commencer à prendre soin de vous-même en mangeant sainement, en évitant la consommation excessive de l’alcool, en vous mettant au sport, en créant un temps de répos, …

– Se rapprocher de votre entourage et trouver quelqu’un à qui s’ouvrir.

Essayer aussi d’avoir un sommeil régulier, une alimentation équilibrée, faire des séances de yoga et méditation, faire une promenade dans la nature, écouter de la musique, prendre des vacances, apprendre à penser aux souvenirs heureux de votre vie, etc. S’il arrive que malgrès le fait d’essayer toutes ces précautions, votre stress devient de plus en plus intense et vous empêche de vivre pleinement votre vie. Je vous conseillerai d’en parler à votre médecin qui saura comment vous référer à un professionnel idéal. Vous pouvez aussi me contacter en privé.

Mon expérience personnelle face au danger dû au stress remonte à environ deux semaines. Je n’avais pas réalisé que je traversais une période stressante de ma vie jusqu’au moment où mon corps avait décidé de me lancer un brutal signal d’alarme. Nous étions là(ma sœur et moi ) entrain de discuter calmement et de profiter du bon temps ensemble. J’ai soudainement sentie un bouffé de chaleur étouffante. J’avais l’impression de bouillir dans une marmite. Je sentais que ça devenait de plus en plus sérieux. Je m’étais décidée de lui en parler. Je me rappelle juste lui avoir dit que je ne me sentais pas très bien. Elle m’avait aidé à me déplacer sur une chaise un peu plus basse. J’avais toujours chaud. Je lui avais dit que j’avais besoin d’aller dehors. Elle et une autre gentille dame m’avaient aidé à m’emmener à l’extérieur. La chose qui m’a le plus fait peur pendant ce moment là c’est le fait que j’avais perdu le contrôle de mon corps. Je sentais que mon esprit s’éloignait de mon physique. J’étais en fait entrain de m’évanouir. J’avoue que ç’avait été un moment loin d’être agréable. Arrivée dehors, je me sentais revenir à la vie. Pendant que j’étais assise dehors, un jeune garçon qui devait avoir entre douze et quatorze ans est passé à côté de moi puis a fait demi tour. Il m’a dit qu’il voulait juste se rassurer que j’allais bien. Je lui avais lancé un sourire en lui remerciant de s’inquiéter pour moi. Je l’avais en même temps rassuré que j’allais bien. Ce geste de gentillesse peut sembler banal mais m’avait donné le courage de me remettre. Cet enfant avait transféré en moi une part de son énergie positive. Bien-sûr qu’il y avait eu beaucoup d’autres personnes qui s’étaient inquiétées pour moi. J’en profite pour les remercier. Ceci m’a permis encore une fois de me sentir « home et safe à Nairobi ».

J’avais été emmené à une clinique dont j’ignorais l’existence dans ce centre commercial. J’avais passé tous les examens recommandés par le médecin. A ma grande surprise, il n’y avait rien d’anormale. A la fin de la consultation, le docteur m’avait demandé s’il y avait quelque chose qui me tracassait sur le plan émotionnel. Je lui avais raconté une partie de ce que j’étais entrain de traverser. Il m’avait recommandé de prendre soin de moi-même, d’éviter le saut des repas, de prendre rendez-vous avec un psychologue et m’avait prescrit quelques vitamines. Nous sommes rentrées à la maison. Je suis vraiment reconnaissante du positivisme que tous ces gens ont répandu autour de moi et qui m’avait aidé à vite me remettre.

La moralité à tirer de cette histoire est celle-ci: Savoir être attentif aux signaux que nos corps nous renvoient. Pour ma part, j’ai compris qu’il est temps que je commence à prendre soin de mon corps et à l’écouter quand il me parle. La prochaine étape sera d’aller prendre rendez-vous chez un psychologue afin de débuter ma thérapie personnelle. En fait, ça faisait un temps que mon corps me parlait mais la plus part de fois je choisissais de faire la sourde oreille. Il a fallu qu’il réagisse d’une façon violente pour que je l’écoute. J’ai fini par comprendre qu’il faut à tout prix que je ralentisse mon train de vie et que je prenne soin de mon mental. Je viens de passer deux semaines entrain de cuisiner une bonne nourriture pour moi-même et de ne faire que des activités qui bénéficient à mon épanouissement personnel. Je suis toujours entrain d’attendre l’horaire qui me sera fixé concernant la visite chez mon confrère psychologue. Je vous parlerai surement de mon expérience entant que counselé(une personne qui bénéficie d’un processus de counseling ou bien simplement des séances avec un psychologue) une fois que ça sera fait.

Passez une bonne soirée et n’oubliez pas que votre santé mentale est aussi importante que celle de votre physique.

SarahN❤

Mon histoire derrière ma profession de psychologue.

 

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Ceci est l’histoire de ma vie. Une histoire de peine, d’espoir et d’amour.
Comme tout enfant, j’ai grandi avec beaucoup d’espoir et de rêves. La vie était formidable. Je me souviens de nous étant enfants entrain de jouer dans la poussière, de sauter à la corde et de passer du temps dans notre « petite brousse ». Dieu seul sait d’où est-ce qu’on puisait cette énergie qui nous permettait de jouer pendant de longues journées sans être fatigué.
Tout allait merveilleusement bien jusqu’en 1990 quand la guerre avait éclaté. A ma connaissance, ceci avait été le commencement du chaos qui continue à se vivre présentement dans notre pays. Jeunes ou vieux, tout le monde avait été affecté et continue à être affecté par ces conflits. Les victimes et survivantes de cette guerre se comptent par milliers. Je suis en quelque sorte l’une d’entre elles.
Quelques mois après le commencement des hostilités, j’avais été sexuellement abusée. Même si cela ne s’était pas exactement passé dans le contexte de la guerre. Ça avait tout de même été occasionné par la situation en cours.
Cette expérience avait causé en moi beaucoup d’émotions négatives ainsi que de frustrations. J’avais commencé à faire des cauchemars et à avoir des problèmes de maîtrise de colère. J’avais aussi perdu mon estime de soi. Comme autre conséquence, j’avais souffert de la dépression pendant une très longue période de ma vie. J’ai passé les années de mon adolescence à me culpabiliser et à me demander pourquoi cela m’était arrivé. A part aller à l’école, c’est à peine je sortais de chez moi. A l’école, je me joignais difficilement à mes camarades. Je sentais comme ci quelque chose manquait dans mon fort intérieur. Ce qui avait conduit à  une mauvaise performances scolaire. C’était pareil pour mes relations affectueuses. On me disaient toujours que je dépendais beaucoup trop affectivement à mes partenaires. Je pense que ceci était dû au manque de confiance en moi-même.
Le fait de souffrir de tous ces maux m’avait conduit à m’intéresser d’avantage aux problèmes de la santé mentale et à embrasser cette fameuse carrière de psychologue. Etudier la psychologie m’avait non seulement permis de comprendre ce que je traversais mais aussi de guérir mes blessures. C’est dans cette même optique qu’était né en moi ce besoin intense de savoir un peu plus sur la vie des personnes ayant vécu ces expériences similaires à la mienne et de voir comment les venir en aide.
J’ai découvert que beaucoup de gens souffrent en silence des troubles mentaux en RDC. Il ne savent pas comment s’y prendre. Ils ne savent pas où aller chercher solutions à leurs problèmes (Aljazeera, 2014).
Dans “ l’homme qui répare les femmes”, un ouvrage écrit par Braeckman en Octobre 2012, il a été démontre que les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre en RDC depuis le début des conflits armés. Le but de ceci est d’humilier, de torturer, de dominer et de disperser les populations civiles.
Un rapport publié par le projet VVS Panzi en  2014 démontre que la dépression, l’anxiété et le trouble de stress post-traumatique sont les principaux troubles mentaux résultant des violences sexuelles. Il existe beaucoup de stigmatisations autour des problèmes de la santé mentale en RDC. Les personnes vivant avec des troubles mentaux sont victimes de discrimination. Celles ne sont pas enchainées, passent leurs temps à errer dans la rue et sont sujets d’incessantes moqueries. Quelques familles sont même  accusées de sorcellerie.
Dès lors, je me suis sentie directement concernée. J’ai voulu mettre en œuvre un moyen d’aider les victimes à parler de leurs soucis psychologiques. Ceci est la raison principale qui m’a poussé à décider d’étudier la psychologie afin de réaliser mon rêve de devenir avocate de la santé mentale et à établir  Akili Health Care. C’est une plate-forme qui a pour mission de fournir des informations nécessaires concernant la santé mentale et de briser les différents tabous autour de ce sujet. Je peux vous garantir que ferai de mon mieux afin de simplifier mon vocabulaire de telle sorte que le message soit capté par tous. Akili Health Care sera aussi un endroit où tout le monde pourra trouver refuge bien que virtuellement pour le moment. Je compte offrir des séances gratuites de counseling en ligne. J’espère que ce message vous donne une vue globale sur les principaux buts de ce forum.

 

SarahN❤