Quelques conseils afin d’arriver à l’établissement de saines limites.

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Bonjour tout le monde!

Je suis heureuse de vous écrire à partir de Bukavu où je profite de passer des moments agréables avec les membres de ma famille ainsi que mes amis. Nous avons tous besoin des moments et des personnes pareils dans notre vie afin de nous ressourcer.

Si vous vous rappelez bien du dernier article que j’avais publié. Il concernait l’amour et le fait de savoir être au service des autres. Je viens de réaliser que je n’ai jamais parlé de comment contruire les bornes, définir et maintenir les limites ainsi que les barrières dans la façon dont nous nous entretenons en général avec les gens qui nous entourent. Je crois que c’est un sujet qui mérite aussi d’être abordé. Car c’est l’une de différentes façons de prendre soin de notre santé mentale et de la protéger. Il ne suffit pas simplement d’être un bon ami pour prendre soin de soi et des autres. Mais il faut en même temps savoir comment continuer à protéger son bien-être mental sans laisser son espace et sa vie privée envahis. On ne peut pas se mettre au service des autres sans définir clairement les barrières qui sont sensées jouer un rôle de nous protéger. Sinon, on finira par se noyer en voulant sauver les autres qui sont entrain de se noyer. Je crois aussi que c’est un sujet qu’il fallait que j’aborde quand j’ai crée ce blog. Parce qu’au fur et à mesure que le temps passe, je suis entrain de me rendre compte qu’il y a beaucoup de personnes qui sont entrain de vouloir me dérouter de mes objectifs. D’autres sont entrain d’essayer par tous les moyens de me décourager dans le travail que je suis entrain de faire. Ceci est dû au fait que je n’ai pas défini clairement les barrières de de protection de ma façon d’interagir avec les gens qui veulent entrer en contact avec moi après avoir lu mes publications. J’ai récemment pensé à fermer ce blog suite à ces raisons citées ci-haut. Comme on le dit toujours, une absence de barrières bien définies et bien déterminées entraine un manque de respect… La plupart de fois, nous sommes incapables de définir ces barrières non pas parce que nous sommes d’assez bonnes personnes. Mais juste parce que nous ne sommes pas assez courageux et/ou nous avons juste peur de le faire. Ce qui fait que nous nous retrouvons dans des situations comprometantes.

Ces limites sont importantes à définir dans tout genre de relation que nous entraitenons. Car lorqu’elles sont saines, elles nous permettent de nous définir en tant qu’individu et enseignent aux autres comment se comporter avec nous en respectant notre individualité. Elles leur permettent aussi d’être au courant de ce que nous ne nous sentons pas confortables de réaliser pour eux. Ces limites peuvent être physiques, émotionnelles, sociales, mentales et/ou spirituelles.

QUELQUES BARRIERES IMPORTANTES A RETENIR:
1. Aucune personne n’est sensée vous toucher ou bien violer votre espace privé sans votre consentement. C’est votre corps. C’est vous qui êtes responsable de décider qui peut vous toucher et à n’importe quel moment. Vous êtes libres de dire aux gens de garder leur distance de votre espace personnel. Si c’est ceci qui fait à ce que vous puissiez vous sentir en sécurité.

2. Vous êtes autorisé à dire non et/ou à remplacer votre oui par un non à n’importe quel moment de votre relation. Vous avez aussi le droit d’écouter vos émotions et de respecter vos priorités.

3. Vous n’êtes pas obligés de donner une réponse aux questions qui vous semblent très personnelles et violant votre vie privée.
Une personne avait récemment lu mon article. Puis elle avait voulu que je réponde à des questions concernant une partie très personnelles de ma vie. J’avais été honnête avec elle en lui disant que je ne préférais ne pas répondre à ses questions là. Elle s’était mise en colère et commencait à réagir d’une façon incontrollée. Comme ça se passait sur Whatsapp, j’avais jugé bon de la bloquer. Car malgrès mes tentatives d’avoir une conversation normale avec elle. Elle n’avait aucune intention de me comprendre. En plus je n’étais pas apte de supporter le niveau de ses ondes négatives. Partager les détails sur ma vie privée avec de gens étrangers à mon cercle est loin d’être parmis les ojectifs que j’avais en tête en créant ce blog. Même si j’essaye chaque fois d’utiliser des exemples personnels en voulant expliquer ce dont je parle. Je pense que je garde toujours le droit de décider jusqu’à quel point mon partage s’étend et pour quelle raison je le fais… Le fait d’entrer en contact avec moi juste pour me poser des questions sur ma vie privée afin de satisfaire votre curiosité n’est pas du tout saint…

4. Vous n’êtes pas responsables des autres ni de leurs mauvais choix. Même si une autre personne se porte garante de vous aider pendant que vous traversez des moments difficiles de votre vie. Vous restez responsable de vos actes , de vos actions ainsi que de votre vie. Vous êtes le seul responsable de votre bien- être. Il n’est pas non plus saint de blamer quelqu’un d’autre pour vos erreurs,  les conséquences de vos mauvais choix ainsi que vos erreurs.

5. Vous êtes autorisé de vous éloigner de gens toxiques. Et celà par tous les moyens afin de protéger votre santé mentale. Ne blamez pas quelqu’un de s’être éloigné de vous. Blamez plutôt votre comportement qui l’a poussé à prendre cette décision. Et essayez de vous améliorer afin de prochainement être un bon ami et/ou une bonne fréquentation.

Concernant ce cinquième point, la façon la plus facile de le faire dans ce monde qui est devenu très virtuel est celle d’arrêter de suivre des pages qui ne contribuent en rien à votre développement personel, retirer des « amis » et « followers » toxiques de vos pages de réseaux sociaux, bloquer les contacts de gens qui viennent déverser leur énergie négative sur vous,… Ceci peut sembler étrange. Mais j’ai recemment réalisé que la plupart de gens qui épuisaient mon énergie n’étaient même pas de personnes avec lesquelles je passais physiquement mes journées. Mais plutôt des gens qui en général m’écrivaient sur Whatsapp et sur Facebook. Et qui voulaient que je puisse partager avec eux mon avis sur tel ou tel autre sujet. Je dois aussi avouer que j’ai réalisé que je m’engageais dans beaucoup de conversations qui étaient loin d’être constructives et qui ne faisaient que m’éloigner de mes objectifs de la vie. J’avais décidé de mettre fin à tout ceci après avoir commencé à voir mon thérapeute. C’était l’un d’innombrables conseils qu’elle m’avait procurés.

Après avoir partagé un article sur l’histoire personnelle d’une personne de mon entourage(avec son accord bien sûr). Quelqu’un est entré en contact avec moi juste pour me dire que je n’avais pas donné assez de détails sur le sujet dont je parlais. Ces « détails » qu’elle voulait avoir étaient des détails personnels sur la vie de ce personage… Et qui selon ma propre analyse, n’avaient aucune raison d’être partagés. Je ne mentionne que ce que je juge important d’être partagé et utile aux gens qui me lisent et qui veulent comprendre de quoi je parle. Mon blog n’a pas pour but de commérer sur ma vie ou bien la vie d’autres personnes. Je trouve aussi malsain le fait de me contacter en privé afin de juste pour me demander de donner de détails « personnels » que j’ai jugés bon de ne pas partager publiquement dans un article. Par contre, votre commentaire est toujours le bienvenu si vous voulez avoir beaucoup plus d’informations concernant la santé mentale en général ou bien si vous souhaitez m’aider à améliorer mon travail.

6. Vous n’êtes pas obligé d’être toujours d’accord avec les gens avec lesquels vous engagez une conversation. Vous pouvez aussi vous convenir d’être en désaccord. Ceci vous empêchera d’avoir des discussions inutiles qui peuvent épuiser votre énergie pour rien. Ça pourra également vous permettre d’apprendre à respecter l’avis des autres. Bien qu’il soit différent du votre…

Une dernière chose dont j’aimerai parlé c’est le fait qu’encore une fois avec la venue des réseaux sociaux (Whatsapp principalement), certaines personnes veulent que les autres soient disponibles pour eux 24h sur 24h. Nous avons tendance à oublier que chacun de nous a des obligations personnelles et professionelles à accomplir. Tachons de pas très exigeant envers les autres concernant ce sujet et de ne pas les prendre pour acquis. Car ceci peut faire à ce que nous puissions les pousser à s’éloigner de nous…

Une autre personne m’a récemment dit que j’étais psychologue et que mon travail consistait à toujours être présente pour écouter les autres et les aider à résoudre leurs problèmes. Ceci arrive chaque fois que je décide de m’éloigner des relations ainsi que des situations toxiques que je réalise que je ne suis pas apte de gérer. Etre une psychologue me donne l’habilité de savoir quand quitter une relation et comment protéger ma vie privée ainsi que ma santé mentale. Mais aussi, pour être une bonne psychologue, je dois toujours surveiller de quelle façon je dépense mon énergie. Comme on le conseille toujours dans le partage des consignes de sécurité lors du décollage d’un avion: « Avant de vouloir aider une autre personne à mettre son masque d’oxygène. Rassurez-vous d’avoir bien mis et fixé le votre. » Car il est impossible d’aider une autre personne quand l’on trouve en détresse. C’est pourquoi nous avons tous le droit et le devoir de toujours faire passer notre bien-être sur tout le plan avant celui d’autres personnes. Et dans certains cas, il est conseillé de donner de l’amour à distance à certaines personnes. Quand ces dernières affichent des comportement qui sont des obstacles à notre développement personnel.

Il est impossible de passer 24h sur 24, sept jours sur sept entrain d’écouter les problèmes de gens. Ce n’est pas pour rien qu’il existe de nombres d’heures limites recommandées pour la durée d’une séance de  thérapie et un nombre de clients bien précis qu’un psychologue est sensé voir en une journée. C’est pour ces mêmes raisons que j’ai décidé de ne plus utiliser ma messagérie privée Facebook et/ou mon compte Whatsapp dans le cadre professionel. Ces raisons sont à la fois personnelles et éthiques.

Au cas où vous souhaitez me contacter dans le cadre professionel. Veuillez utiliser soit:

●Mon compte skype: sarahname3110

●Mon adresse email: sarahname3110@gmail.com

●Ou l’option Contact qui est sur ce blog.

Je m’escuse encore une fois de n’avoir pas été capable d’aborder le sujet de la dépression pour ceux qui me demandaient de le faire et l’attendaient.
J’espère que cet article va être instruisant et bénéfique pour vous.
Je vous souhaite de passer une agréable journée.
N’oubliez surtout pas que votre santé mentale est aussi important que votre santé physique. Veuillez en prendre soin.
Merci!
SarahN❤

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Et si la solution réelle et permanente serait de s’aimer?

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Aujourd’hui c’est le 31 è jour du mois de la santé mentale. J’en profite pour faire cette nouvelle publication. Je pensais pouvoir parler de la dépression aujourd’hui. Mais je ne pense pas pouvoir être capable de le faire. Car ma publication risque d’être très longue. Chose que j’évite de ne pas faire afin de ne pas ennuyer mes lecteurs.  La dépression est l’un des troubles mentaux les plus diagnostiqués. Elle est définie par l’OMS comme étant « un trouble mental se caractérisant par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de dévalorisation de soi, un sommeil ou un appétit perturbé, une certaine fatigue et des problèmes de concentration. » C’est l’une de principales causes de la baisse de productivité dans le monde professionel. Il peut aussi arrivé qu’elle puisse conduire au suicide dans le cas où elle n’est pas prise en charge adéquatement. La dépression peut toucher n’importe quelle personne, à tous les âges et elle sourvient deux fois plus souvent chez la femme que chez l’homme. Selon l’OMS, trois cents millions de personnes sont confrontées à ce problème dans le monde. C’est pourquoi, il est difficile pour moi de parler de la santé mentale sans pour autant aborder le sujet de la dépression ainsi que du suicide.

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Certaines personnes diront que le suicide ne concernce pas nos sociétés africaines.  Je viens de terminer de lire un roman titré « Le monde s’effrondre », « Tout s’effondre » ou « Things falling apart » en anglais. C’est un roman qui avait été publié en 1958 par l’auteur nigérian Chinua Achebe. Il parle de l’histoire d’un homme nommé Okonkwo. Ce dernier avait résisté à la dépréciation de la culture Igbo par les britanniques. A la fin de cette histoire, Okonkwo avait mis fin à sa vie suite à son impuissance et au désespoir. Le fait que Chinua Achebe avait mentionné le suicide dans cette histoire qui s’était passée au 19è siècle prouve que c’est une réalité qui a toujours existé dans nos sociétés africaines. Je vous recommanderai aussi de suivre ce reportage de BBC sur la hausse du taux de suicide dans la région de Nyandura au Kenya.

 

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C’était le 24 Mai, il y a tout juste une semaine. Il était presque 14h 30. Je venais de me réveiller et de terminer ma rituelle de gratitude que je fais plus ou moins chaque matin. Je prends ensuite mon télephone comme nous le faisons tous après s’être réveillé. Et puis je vais sur whatsapp. La première chose sur laquelle je tombe c’est une photo d’une très belle dame qui a un très beau sourire et a l’air de vivre pleinement sa vie. Les images qui avaient suivi étaient des captures d’écran. Il s’agissait apparemment d’une suite de conversations entre cette dame que je vais nommée Nehema et de son ex petit ami. Il se pourrai qu’ils avaient eu un malentendu qui avait résulté à leur rupture. Dans ces conversations, Nehema essayait à tout prix de regagner le coeur et la confiance de son amoureux. Mais ce dernier ne voulait pas céder à ses supplications. Après avoir essayé plusieurs tentatives d’excuse possible, le garçon demeurait catégorique à sa décision. Il lui avait dit qu’il était dejà passé à autre chose. Il lui recommandait de faire pareil. Nehema s’était alors mise à insinuer qu’elle allait mettre fin à ses jours. Elle lui avait envoyé des photos sur lesquelles elle tenait un couteau et deux boîtes de médicament. Je crois que c’est à ce moment que ce garçon devrait se rendre compte que Nehema n’allait pas bien, que sa vie était en danger et qu’elle avait besoin d’une aide professionelle. Il fallait qu’il reporte cet incident à un personnel de la santé mental ainsi qu’à sa famille. Afin que Nehema soit prise en charge. Mais il s’était sûrement dit qu’elle faisait tout ça pour attirer son attention. Je suis sûre que la plus part d’entre vous qui me lisez maintenant pensent à la même chose. Selon les statistiques sur les personnes qui meurent par suicide. La plupart le font après avoir lancé beaucoup d’appels à l’aide, d’avoir menacé de le faire et/ou d’avoir tenté de le faire. Mais le monde autour d’eux ignore toujours ces signaux d’alerte.

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Sur la dernière photo de Nehema que j’avais vue ce jour là, elle était strangulée et suspendue sur le toit d’une maison. Je ne la connaissais pas personnellement. Mais en voyant cette image, mon coeur était rempli de tristesse. Personne n’a le droit de mourir de cette façon là! J’avais les larmes aux yeux.  Je m’imaginais que si son ex petit ami avait parlé à quelqu’un d’informé et lui avait montré ces messages, elle ne pourrait peut-être pas en arriver là. Peut-être qu’elle allait être référée à un personnel de la santé mentale et être prise en charge. Peut-être qu’elle serait là aujourd’hui entrain de réapprendre à vivre sainement

Pour moi, raconter l’histoire de Nehema est une façon de lui rendre hommage et d’essayer d’ouvrir un dialogue sur ce sujet qui est encore considéré comme un tabou au sein de nos communautés. Je m’imagine combien de personnes sont entrain de dire du mal d’elle en ce moment. Tout en oubliant qu’il nous est dejà tous arrivé d’être dans une situation semblable à celle qu’elle était entrain de vivre et de penser au suicide. Peut-être que nous avons été chanceux d’être rappelés par les gens qui nous entourrent combien ils nous aimaient, combien nous étions spéciales à leurs yeux et combien ils comptaient sur nous. Nous avions peut-être été rappelés combien notre présence sur Terre était précieuse. Peut-être que nous avons juste pu trouver un moyen adéquat de surmonter cette dure épreuve de notre vie. Il m’est arrivé plusieurs fois de vouloir ma propre mort comme une solution à mes problèmes quand j’étais adolescente. Ce qui m’empêchait de tenter de me suicider c’est le fait de penser à la vie après ma mort. Comme j’avais grandi dans une foi chrétienne et dans une communauté qui valorise la vie.

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Je pense que je vais me limiter par ici. Je compte aborder le sujet de la dépression dans ma prochaine publication.

Que l’âme de Nehema repose en paix et que Dieu puisse l’accueillir dans son royaume. Nehema était probablement une soeur, une cousine, une tante, une nièce, une amie que les gens autour d’elle ne voulaient pas perdre. C’était une fille qui avait sûrement plein de rêves qui ne deviendront plus une réalité.  Nous avons tous la responsabilité de prendre soin de gens qui nous entourent et de les accompagner sur ce mystérieux parcours appelé la vie. Nous avons tous besoin d’amour afin d’être fortifié et d’être capable de surmonter les difficultés auxquelles nous faisons face tous les jours. Si vous voulez savoir comment venir en aide à un proche qui est entrain d’insinuer un suicide ou à un proche qui est tout simplement entrain de passer des moments durs de sa vie. Veillez lire l’article que j’avais écrit sur le suicide.

Je continue à croire que la solution réelle et permanente à ce problème serait l’amour. Nous devons apprendre à temoigner de l’amour non seulement à notre propre personne mais aussi aux gens qui nous entourrent.  Car aimer c’est trouver aggréable, apprécier, montrer son soutien, trouver et procurer du plaisir, soigner, se soucier de, entretenir,… Et un corps, une âme et un esprit aimés se sentent comblés et valorisés.

Sarah.N❤

Si il vous arrive un moment où la vie ne vous sourit pas, chatouillez-là…

Bonsoir tout le monde!

J’espère que vous avez bien passé ces temps de festivités. Mes pensées se tournent vers ces familles qui ont perdu leurs proches en RDC. J’essaye de toujours rester optimiste concernant cette situation. Je garde espoir que nous allons un jour revivre un temps de paix.

Au fait, je me suis décidée de parler de l’optimisme aujourd’hui. Elle se définit comme étant une certaine disposition à voir les choses en beau. C’est le fait de ne pas s’inquiéter des embarras présents et à bien augurer de l’avenir. C’est une impression qu’on a de voir les choses toujours prendre une bonne tournure.

Je traversais récemment une situation personnelle difficile. Puis je m’étais décidée d’aller en parler à mon amie Furaha. Je crois que consoler une psychologue est parmis les choses les plus difficiles à faire(rire😀). Furaha essayait à tout prix de me montrer qu’il fallait que je reprenne les choses en main. En retour, mes réponses à tout ce qu’elle me proposait de faire étaient remplies de doutes, d’incertitudes ainsi que de négativités. Il est arrivé un moment où je crois qu’elle en avait juste eu marre de mes réactions négatives. Elle m’avait dit ceci: « Sarah, c’est toi qui nous répète l’importance de rester positive dans notre groupe de l’école! Mais qu’est-ce qui t’arrive? » Je peux avouer que j’ai eu honte de moi-même quand je l’ai entendue dire ça. Ma première réaction était d’éviter et de changer de sujet. Mais je m’étais décidée d’embrasser ma vulnérabilité et de l’exposer entièrement devant mon amie. Parce que j’avais besoin de son appuie morale. Je lui ai dit que je reconnaissais bien sûr l’importance de rester « positive » dans des moments de peine. Mais il est presqu’impossible pour une personne de le rester à tout moment. C’est normale de se sentir épuisé pendant certaines périodes de notre parcours. C’est important de prendre du recul et de pleurer sur son sort quand on en a besoin. C’est aussi normale d’aller se lamenter chez un ami qui accepte de nous offrir une oreille attentive et/ou une épaule pour pleurer,… Je crois que ce qui n’est pas sain c’est de tomber, de se permettre de rester au sol pendant un long moment. Refuser de demander de l’aide est aussi malsain. Donc c’était normale pour moi de réagir de cette façon. C’est pour cela que j’était allée chercher de l’aide au près d’elle. En ce moment là, c’était elle bien sûr qui jouait le rôle de psychologue. Car c’était elle qui se trouvait à un ton émotionel beaucoup plus élevé que le mien. J’avais besoin qu’elle m’aide à relever mon ton émotionnel. Mis à part le fait que je sois psychologue et qu’elle n’ait aucune formation en Psychologie, j’avais besoin de son intervention…

Je crois qu’être optimiste signifie être consciente que la vie est faite des hauts et des bas. Ne pas avoir une vision dychotomique de la vie comme l’on a souvent tendance à le croire. C’est se dire qu’elle est plutôt une mélange de plusieurs couleurs. Ces dernières forment une sorte d’arc en ciel. Et c’est ce qui fait sa beauté. C’est se dire que chaque étape de notre vie a une leçon à nous apprendre. Je pense que je nous recommenderai d’apprendre à être attentifs à ces leçons que la vie cherche à nous apprendre et à les retenir…

Mes meilleurs voeux à tout le monde.

SarahN. ❤

Agression sexuelle: Appropriation du corps de la femme

L’aggression sexuelle se définie comme étant une atteinte sexuelle commise sans consentement de la victime imposée par une contrainte physique ou psychologique. C’est le fait d’imposer des attitudes, des gestes à caractère sexuel qui vont à l’encontre de la volonté d’une personne. Ce geste peut-être avec ou sans contact physique et peut se présenter sous différentes formes à savoir:
-Froler intentionellement ou caresser le corps ou les parties intimes d’une personne,

-Emettre un appel ou envoyer un message ou des images à caractère sexuel,

-Exhiber ses organes génitaux à quelqu’un sans son consentement dans le but de l’embarasser, …

Copyright 2015 Emmeline May, rockstardinosaurpirateprincess.com and Rachel Brian bluestudios.com


Le consentement sexuel est, quant à lui, l’accord d’une personne à participer dans une activité sexuelle.

Copyright http://www.harcelementsexuel.ca/consensus/

Bien que l’agression sexuelle peut se passer sans contact physique, elle est punissable par la loi dans la plupart de pays du monde et peut engendrer de nombreuses conséquences physiques ainsi que psychologiques(dépression, anxiété et troubles de stress post-traumatique) chez la survivante.

J’ai été recommandée par l’une de mes proches afin d’aborder ce sujet. Je pensais aussi parler d’une récente expérience d’agression sexuelle que j’avais vécue mais je ne me sentais pas encore prête d’en parler. Je viens justement de me dire que comme nous sommes dans les 16 jours d’activisme contre la violence faite à la femme, en parler apportera peut-être un changement positif. Je ne sais pas, je me dis dit toujours que peut-être certains hommes s’engagent dans ces activités sans être au courant du mal qu’ils sont entrain de causer à leurs victimes. Peut-être que ceci sera pour moi une façon de les éduquer, qui sait ? Je me suis aussi dit que ça pourra être une façon d’ouvrir un dialogue sur ce sujet considéré comme tabou, comme une expérience tellement embarrassante que les victimes n’abordent presque pas. Et le fait de ne pas l’aborder les plonge ainsi dans une très grande souffrance émotionelle.

Copyright https://emmaclit.com/2017/11/27/cest-pas-bien-mais/

Je ne sais pas comment définir la relation qui unit Safi à cet homme, car pour moi ils n’ont aucune relation. Je peux juste déduire qu’ils ont quelques amis en commun.
Selon ce que Safi m’a raconté, cet homme voulait la saluer et pour le faire, il l’a soulevée puis il l’a embrassée sur la bouche!!! Safi m’a avoué qu’elle avait beaucoup de respect pour cet homme jusqu’à ce moment là. Elle s’était sentie humiliée, blessée, chosifiée et utilisée. Puis elle m’a ensuite dit que peut-être il l’a fait parce qu’il avait bu un verre de trop. Ma réponse était que le fait de boire un verre de trop ne lui donne non seulement aucune raison de poser sa main sur elle, et surtout pas d’abuser d’elle. Comment et pour quelle raison quelqu’un peut-il avoir le culot d’appliquer sa bouche sur les lèvres d’une autre personne sans son consentement ? J’ai toujours de la rage à repensant à cette situation. Je lui ai dit que si j’étais à sa place, j’allais le giffler mais je ne sais pas si j’aurais eu le courage de le faire…
Cette situation est similaire à celle qu’on a observé récemment lors des obsèques de la chanteuse Aretta Flanklin où ce fameux pasteur s’était agrippé au bord du sein d’Ariana Grande. La majeure partie d’entre nous avait probablement suivi cette vidéo car elle circulait sur internet. Et si vous ne l’avez pas suivie, vous pouvez la trouver sur Youtubehttps://www.youtube.com/watch?v=kJITX3V8cYU. Ces genres de situations arrivent souvent aux femmes, bien qu’elles n’en parlent que rarement. On pouvait lire l’embarras sur le visage d’Ariana Grande ainsi que sur le langage de son corps. Elle cherchait à tout prix à s’éloigner poliment de ce monsieur qui ne pouvait même pas remarquer son déconfort et son mécontentement. Ceci est dû au fait que plusieurs hommes croient avoir le plein droit au corps de la femme. À cause de la socialisation, ceci est encré en eux. La femme est considérée comme un objet de séduction et de plaisir pour les hommes. J’ai lu des commentaires sur internet où certains demandaient pourquoi Ariana Grande souriait au moment où elle n’appréciait pas ce qui était entrain de se passait. Elle souriait comme la plupart d’entre nous (femmes), car c’est de cette façon que nous avons été élévées. Nous sommes sensées sourire pour être aimées et appréciées par les hommes. Nous sommes des êtres qui sont sensées ne pas exhiber leur colère ainsi que leur mécontentement. Ariana Grande ne souriait pas parce qu’elle tirait du plaisir à se faire tripoter par un inconnu. Elle souriait car elle s’était sentie impuissante, elle souriait car elle ne voulait pas « salir son image » en réagissant par la colère et finir par être désignée comme étant une femme mal polie et très colérique.

Je parle de cette situation, car je m’y suis dejà retrouvée plusieurs fois. Que ce soit un voisin marié qui me propose de me ramener à la maison puis il essaye de m’embrasser sur la bouche, un autre voisin âgé d’une quinzaine d’années de plus que moi qui m’avait tripoté les seins quand j’étais encore une adolescente, un autre homme qui avait essayé d’abuser de moi dans un bureau d’inspection provinciale de l’enseignement, un professeur d’université qui me faisait des propositions indécentes, un homme qui urine devant moi et qui ne se donne pas la peine de câcher ses parties intimes, un monsieur qui est sensé m’interviewer afin de me donner un stage professionel et qui finit par tenter sa chance de m’embrasser,
un ménuisier et un électricien qui viennent fixer des trucs chez moi et qui finissent par me faire des avances déplacées juste parce qu’ils ont réalisé que j’étais une femme célibataire vivant seule,…
La dernière fois que ma petite soeur m’a visité chez moi à Nairobi, elle avait remarqué que mon chasse-eau ne fonctionnait pas puis elle m’avait demandé pourquoi je ne la faisais pas reparer. Je lui ai narré ces expériences révoltantes que j’avais vécues avec ces messieurs puis je lui ai dit que je n’étais pas encore prête à les revivre. Jusqu’à ce moment où je vous parle, ma toilette n’est pas encore réparée, car je ne suis toujours pas prête à faire face à ces situations embarassantes. Beaucoup de femmes se reconnaitront dans au moins l’un de ces exemples.

Ces situations sont assez embarrassantes. Elles laissent de très grandes marques négatives qui font que la victime n’en oublie aucun détail.

16 jours d’activisme Walungu 2015

J’écris cet article pour dire au monde entier que ceci doit arrêter ; pour dire à ces hommes qui le font d’arrêter et d’aller s’excuser au près des femmes à qui ils avaient causé du tord, à ceux qui sont témoins de ces genres de situations d’intervenir en faveur des victimes et à ceux qui sont entrain d’éléver des enfants garçons de leur apprendre à respecter le corps de la femme. La femme n’est ni un objet de plaisir ni un instrument de validation du pouvoir d’un homme. La femme est un être humain à part entière qui mérite pleinement du respect. Et je pense aussi que si nous voulons que ces genres de situations cessent de se reproduire, nous devons tous nous engager dans cette lutte.

Le bénéfice d’un rejet



Rejeter signifie repousser, renvoyer,  s’opposer, mépriser ou dénier. Elle peut aussi signifier ne pas aimer ou ne pas vouloir quelqu’un ou quelque chose. 

Le rejet est parmis les blessures émotionelles les plus profondes. La personne qui en est affectée souffre souvent du manque d’estime de soi (suite à ceci, elle recherche constamment à être approuvée par les autres), de la frustration, d’une agressivité, d’une intense colère et elle peut aussi avoir tendance à vouloir atteindre la perfection dans tout ce qu’elle entreprend. Ce qui peut la conduire à un épuisement physique et mentale. Cette personne se sent blessée dans sa propre personne ainsi que dans son droit d’existence.

Nous avons dejà expérimentés une expérience d’être rejeté au moins une fois dans la vie. Que ça soit par un parent, par un membre de la famille, par un ami, par notre supérieur ou par un collègue de service, par un partenaire,… Nous avons tous ce que c’est d’être rejeté… 


Quand je pense au mot « rejet », je ne peux pas m’empêcher de penser automatiquement à ma première expérience amoureuse. Imani fût mon premier amour. Non pas parce qu’il était le premier homme avec qui je suis sortie mais juste parce que c’était l’homme que mon cœur avait choisi d’aimer inconditionnellement. Notre relation était une relation à distance qui était devenue subitement très profonde et avait pris une connotation signifiquement romantique.

Ceci s’était passé il y a plus de dix ans. Il venait d’arriver à Bukavu après que nous ayons totalisé plus d’une année de correspondance. Il était supposé venir passer quelque temps avec sa famille. Et par la même occasion, j’étais aussi censée profiter de ce moment avec lui. Je ne peux pas dire qu’il venait pour moi car je n’étais pas le centre de son attention ni la raison pour laquelle il avait acheté son billet d’avion. Quand il était arrivé à Bukavu, notre rythme de communication avait considérablement baissé, ce que j’avais vraiment trouvé étrange. J’essayais par tous les moyens d’entrer en contact avec lui ; et quand je lui posais des questions sur ça, il ne manquait jamais d’excuse du genre: « Je n’avais pas assez de crédit pour t’appeler. » « Mon télephone était déchargé.  » « J’étais un peu trop occupé pour t’appeler ou te rappeler… » Et moi, naïve ou amoureuse que j’étais, ne sachant pas trop me situer entre les deux, je le croyais aveuglement ! Mais une chose était sûre, je trouvais toujours ses excuses pertinentes. Accepter le fait que j’étais indésirable pour lui nuisait énormement à la tranquilité de mon âme que je préferais me voiler la face en ajoutant d’autres raisons à ses excuses. Quelques jours plutard, il m’avait envoyé un message me disant qu’il aimerait qu’on puisse parler. On s’était donné un rendez-vous le matin du jour de son anniversaire. Je pouvais m’imaginer tout sauf une rupture même si c’était claire que ça faisait dejà un bout de temps que j’étais entrain de vivre seule cette relation. Mais je ne voulais toujours pas l’accepter.

J’étais assise à côté de lui, j’avais essayé de lancer quelques blagues qui n’avaient apporté aucun changement positif sur cette ambiance morbide qui regnait dejà entre nous. Il m’avait sorti cette phrase que beaucoup d’hommes utilisent lors d’une rupture: « Tu es une fille bien mais je pense que je ne suis la personne qu’il te faut… Tu es très bonne pour moi. » Je suis sûre que beaucoup de femmes en sont familières.
Mon coeur était tombé en milles morceaux ! Je m’étais posé mille et une questions. Qu’est-ce que j’avais fait pour le pousser à prendre cette décision ? Y-a-t’il quelque chose que je n’avais pas su faire comme il le fallait ? J’avais pris le courage de lui demander s’il avait rencontré une autre personne dans sa vie. Il avait beaucoup hésité avant de me répondre puis il avait fini par me l’avouer. Oui, il avait dejà une autre copine et il en était éperdument amoureux. Et comme je souffrais dejà d’un manque d’estime de soi, ma conclusion après ça fût que je n’étais pas assez belle pour lui.

C’était le début de mes galères amoureuses. Après ça, j’étais devenue très insécure. J’avais commencé à me mettre qu’avec des gens que je savais très bien qu’ils étaient une nuisance potentielle à mes sentiments. Ces gens qui sont incapables de se mettre dans une seule relation. Ces gens qui se mettent en couple sans se faire aucun souci. J’étais devenue à la fois « chasseuse et collectionneuse de ces hommes qui sont à la quête effrénée du plaisir égoïste ». Je suis sûre que si je vous demande si vous connaissez une personne pareille, vous ne manquerez pas au moins un nom à me donner. Car il existe toujours dans notre entourage, cet homme qui n’a aucun respect pour les femmes mais qui curieusement jouit d’un énorme succès au près d’elles. Ce sont ces genres d’hommes que je pourchassais. Je m’étais fait assez de mal en vivant ces histoires. Tout ça parce que je n’avais pas voulu faire la paix avec ce premier rejet. J’avais passé mon temps à me haïr et à m’accuser de n’avoir pas fait marcher mon premier amour comme il fallait. Il m’est arrivé de pleurer plusieurs fois devant la porte du coeur d’Imani et qu’il refusa toute fois de m’ouvrir. Je l’ai blâmé pour tout ce qui avait mal tourné dans mes relations au lieu de chercher à améliorer ma façon de relater aux autres. Moi qui était déjà dépendante affective, cette dépendance était devenue énorme.

Je pense que le fait d’être rejeté peut tourner en une expérience mûrissante si nous cessons de la prendre sous un mauvais angle. Je suis sûre que mon premier amour n’allait sûrement pas marcher, car nous étions deux personnes complètement différentes avec des ambitions totalement différentes. En plus de cela, il était entrain de lutter avec ses propres bagages émotionels, moi de même. On était deux personnes brisées qui voulaient construire une relation amoureuse. Ceci ne pouvait sûrement pas marcher! Mais je ne l’ai compris qu’il y a de cela quelques jours. Je pense que pour qu’une personne s’engage dans une relation amoureuse fructueuse, la personne doit être en paix avec elle-même et doit d’abord être très amoureuse d’elle-même. J’ai fini par comprendre que je ne pourrai jamais être capable de donner l’amour aussi longtemps que je ne l’aurai expérimenté personnellement.

Raison pour laquelle je suis entrain de consacrer mon temps à me connaître et à apprendre à m’aimer. C’est après plus de dix-ans que j’ai pu comprendre le message que ce rejet était entrain de me transmettre et que je viens enfin d’en tirer bénéfice. C’était une sonnette d’alarme qui me disait que j’avais besoin de prendre soin de moi-même, de me reconstruire, d’apprendre à me connaître, de chercher à savoir qui j’étais réellement, ce que je vaux et ce que je voulais faire de ma vie, de travailler sur mon estime de soi et de me libérer des charges émotionnelles.

Harmonie

SarahN❤

Confession d’une psychologue jugementale

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Nous sommes tous des produits de l’environnement dans lequel nous avons grandi. Comme chacun de nous, j’avais été programmée à appréhender et à jauger les gens en me basant sur les valeurs de ma famille, mes convictions religieuses ainsi que les règles morales de ma communauté. Exercer la profession de psychologue est une expérience assez délicate pour nous, car il nous arrive aussi d’avoir tendance à juger les autres en partant de nos propres principes. Connaissant ceci, j’essaye de faire les choses différemment du moment que je peux. Honnêtement parlant, de fois j’y arrive et d’autres fois non. Même si j’apparais être une « anticonformiste » et je me présente comme une avocate du respect de la différence, il m’arrive aussi de tomber dans le piège de jugement comme tout être humain.

L’histoire que je vais vous raconter est celle de mon amie Gradie. Elle est une mère célibataire qui mène une bataille contre les préjugés d’une société encline à toujours critiquer et imposer une conduite « normale » que les femmes devraient suivre afin de recevoir le trophée de « fille exemplaire ». Tomber enceinte en dehors du toit conjugal est considéré de nos jours comme un crime dans la plupart de nos sociétés africaines où le sexe en soi est un sujet tabou. Suite à une éducation sexuelle échouée, beaucoup de filles se retrouvent enceinte à un très jeune âge. Beaucoup d’entre elles n’ont aucun moyen de s’occuper de leurs enfants si elles les laissaient naître car la plupart d’auteurs de grossesses finissent toujours par refuser d’assumer leurs responsabilités. Ceci conduit beaucoup de jeunes demoiselles à prendre cette décision difficile de pratiquer sur elle-même des interruptions volontaires de grossesse qui mettent souvent leurs vies en danger. Car elles ne veulent pas porter ce nom de « fille-mère » et subir tous les sors qui viennent avec le fait d’avoir un enfant hors mariage. Je dis toujours qu’il ne peut pas y avoir une fille-mère sans un garçon-père car un enfant se fabrique à deux. La société devrait aussi commencer à imposer un sort à ces garçons-pères car nous sommes conscients de leur existence, nous les connaissons tous et nous les voyons se ballader librement après chaque scandale de grossesse accidentelle. Je suis sûre que nous connaissons aussi une fille qui est décédée suite à une interruption de grossesse qui avait mal tournée. Donc, cette décision n’est pas une décision facile à prendre pour ces jeunes filles sachant qu’elles sont entrain de mettre leurs propres vies en danger.

 

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L’histoire que je vais vous raconter date d’il y a une année. En Septembre 2017, j’avais appris que l’une de mes amies les plus proches était enceinte. Ma première réaction était: « Comment pouvait-elle être enceinte sans me dire? Mais moi je prend toujours la peine de lui annoncer toutes les grandes nouvelles qui arrivent dans ma vie. Pourquoi a-t-elle fait ça?… Ma conclusion était qu’elle ne me considerait plus comme son amie. Que je n’occupais plus cette place spéciale que j’occupais jadis dans son coeur ?  » J’avais passé la nuit à me poser une multiple de questions qui en réalité n’étaient qu’égoïstes et dont les réponses (au cas où j’en recevais d’elle) ne pouvaient que satisfaire mon égo. Je n’avais pris aucune minute pour penser à elle. Comment allait-elle ? A-t-elle choisi d’avoir ce bébé par sa propre volonté ? Est-elle en bonne relation avec le père de son bébé ? Est-elle en bon santé présentement ? Son bébé évolue-t-il bien dans son ventre?
Oui, je sais qu’étant une psychologue, je suis sensée être bien informée des changements qui s’opèrent du point de vue mentale et psychologique d’une femme enceinte. J’étais en même temps être censée de la comprendre mieux que qui que ce soit mais je n’y suis juste pas arrivée. Mon égo l’avait remporté sur mon raisonnement.
J’avais décidé de me fâcher contre elle et conclu qu’il fallait que j’ignore son existence car c’est ce qu’elle voulait. En même temps, c’était difficile pour moi d’y arriver. Mon humanisme me tirait du côté opposé à ma décision. J’étais en bataille avec moi-même. J’étais émotionnellement trop faible pour arriver à arrêter de penser à elle. J’étais tout le temps entrain de chercher ses nouvelles et de la mentionner dans la plupart de mes conversations.
Enfin est venu ce jour où elle avait accouché. Je l’avais appris sur une plateforme des réseaux qu’elle utilisait quand elle avait décidé de poster les photos d’elle étant enceinte et celle de son bébé. C’était une goûte d’eau qui avait fait déborder la vase. J’étais devenue très furieuse. Une fois de plus, je ne pouvais pas m’imaginer qu’elle était sûrement débordée par la venue de son bébé et tout le reste. Comme d’habitude, tout devrait tourner autour de moi, moi et encore moi.

Quelques jours après avoir mis au monde, elle m’avait envoyé un message pour s’excuser de s’être éloignée et m’avait expliqué pourquoi elle avait pris cette décision. Elle m’avait aussi envoyé les photos d’elle et du bébé. J’avais honte, je me suis condamnée de n’avoir pas été là pour elle quand elle souffrait et de ne l’avoir pas appelée pour lui demander de ses nouvelles quand j’avais su qu’elle était enceinte. Mon regret est que ce temps est déjà passé et ne reviendra sûrement plus. Je sais que c’est impossible pour moi de me rattraper. J’essaye juste comme je le peux d’être là pour elle comme je le peux et quand elle a besoin de moi. Elle a dit récemment que beaucoup de gens l’enviaient car elle n’avait pas développé un masque de grossesse. Sa réponse à leurs préoccupations était que son masque se trouvait dans son cœur qui était alourdi par ce stress continu. Mais elle avait été de s’en débarasser car elle avait eu la chance de consulter un thérapeute qui l’avait aidé à faire la paix avec le fait d’être enceinte et de surmonter cette dure épreuse. Personne ne pouvait voir les signes du stress qu’elle endurait car nous sommes tous beaucoup plus préoccupés par l’image extérieure que les gens présentent. Il nous est très difficile de faire attention à la souffrance intérieure de nos proches.
Je crois aussi que Dieu avait jugé bon de lui a épargné d’un masque de trop. Elle avait en même temps donné naissance à un incroyable bébé qui est toujours de bonne humeur. Son bébé a fêté son premier anniversaire il y a deux jours. Je profite de cette occasion pour lui souhaiter qu’il grandisse avec ce beau sourire.

Je partage cette histoire avec vous pour qu’il n’y ait pas quelqu’un de votre entourage qui devrait subir ce que Gradie avait pu subir juste parce que la société la considère comme une faille. Je la partage aussi afin que nous apprenions à faire attention à la souffrance des gens qu’on aime afin de leur venir en aide quand ils ont besoin de notre assistance.

 

P.S: J’espère que vous avez passé du bon temps en me lisant. Vous pouvez suivre le blog afin d’être au courant de la publication de nouvaux articles. N’oubliez pas de faire un tour sur le blog entier afin de lire les autres articles sur la santé mentale en général et sur l’auto prise en charge. Et au cas où vous voulez entrer en contact avec moi, vous pouvez trouver les détails de correspondance dans le menu « CONTACT ».

Soyez tous bénis et veillez toujours vous souvenir que l’hygiène de votre mentale est aussi importante que celle de votre physique. Prenez-en soin!

SarahN❤

Une feminité positive: Promouvoir une menstruation saine

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Menstruation, oui, vous avez bien lu « menstruation ».
Je suis sûre que nombreux parmis vous se demandent: « Mais pourquoi menstruation? Elle n’avait pas pu trouver un autre sujet important à aborder au lieu de nous parler des règles? »
Biensur que oui, ceci est le sujet que j’ai jugé le plus important à aborder aujourd’hui et pendant ce mois d’Octobre dans lequel nous célébrons la journée de la jeune fille.

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Les règles sont une autre réalité dont personne ne veut parler. Un sujet que la société considère comme tabou. Tout le monde veut pretendre que les règles n’existent pas pendant que beaucoup de femmes souffrent silencieusement de ce phénomène qui devrait être un moment de célébration de leur féminité et de l’humanité en général. Personne d’entre nous ne serait présente sur cette terre sans l’existance des règles. Et elles font partie des élements qui concourent à la continuité ainsi que la perpétuation de la population humaine.

Je n’ai pas de statistiques précises concernant la RDC. Mais d’après l’ONG « Plan international », en Afrique, une fille sur dix s’absente de ses cours pendant la période de ses règles. Au Kenya, en moyenne une jeune fille s’absente aux cours 4.9 jours de chaque mois de son cycle. Ceci est allarmant!!! Le manque de seviettes hygiéniques causent beaucoup de frustrations chez les jeunes filles en Afrique et dans beaucoup d’autres régions du monde. Peut-être qu’on devrait songer à commencer à offrir des bandes hygièniques aux gens qui se trouvent dans le besoin dans la société de la même façon qu’on offre la nouriture aux nécessiteux. Une serviette hygiènique peut rendre la vie de ces femmes beaucoup plus facile et leur redonner la joie ainsi que leur dignité. On devrait en même temps aussi apprendre à les éduquer et éduquer la communauté concernant les menstruations. Car ils existent beaucoup des idées récues autour des règles.
Je suis aussi sûre que beaucoup de gens ne savent même pas ce qui se passe pour qu’une femme ait ses règles.

Chaque mois à partir de la puberté, l’utérus se prépare à accueillir un œuf qui résulterait de la rencontre entre un ovule et un spermatozoïde. Suite à cela, le corps de la femme prépare un « nid douillet » en fabriquant davantage de muqueuse utérine.

Au cas où la rencontre ne s’est pas produite, il évacue ces matières qui n’ont pas pu servir à quelque chose. C’est ce qui fait à ce qu’il ait un saignement vaginal qui dure en moyenne 3 à 7 jours dépendamment d’une femme à une autre. Ce sont les règles.

Ce cycle se répète chaque mois tant qu’il n’y a pas de grossesse. Les règles sont en fait un ensemble des nouritures et produits essentiels qui préparent la venue d’un bébé. C’est comme un « baby shower » que l’utérus organise pour un bébé.

Depuis que j’ai commencé mon blog, je recois de plus en plus des messages de jeunes demoiselles qui me posent différentes questions sur leurs cycles mensuelles en général et sur leurs règles en particulier. Je suis entrain de me rendre compte jusqu’à quel point cette éducation contient beaucoup de lacunes.

L’une de ces démoiselles m’a récemment demandé si elle pouvait dire à son amie(elle avait précisé « fille ») quand elle avait ses règles et si elle pouvait engager une conversation avec elle sur ce sujet. Je lui ai repondu: « – Bien-sûr que OUI. Les règles font parties de toi et de ta feminité. Tu devrais en être fière. »

D’ailleurs, pourquoi on nous prepare dès le bas âge à avoir honte de tout ce qui forme notre féminité ?
Je ne comprend toujours pas ce phénomène. Quand tes seins commencent à pousser, tu es sensée les cacher. Certaines d’entre nous finissent avec des dos courbés suite à ceci. Tel est mon cas !
Quand tu as enfin tes règles, tu es sensée fournir multiples efforts pourque personne ne le sâche. Tu es sensée baisser la voix quand tu parles de tes règles. Tu as du mal à aller achéter une bande hygiènique car tu ne veux pas prononcer le mot « bande hygiènique » chez le boutiquier car tu as honte qu’il sache que tu es en règle. Tu n’as même pas le droit de prononcer le mot « règles ». Tu es supposée parler des « visiteurs », des « tantes » « shanga », « Bishida »: les problèmes. Un autre mot que je n’aime même pas prononcer c’est « Bishenzi ». Je ne suis pas sure de pouvoir trouver un mot qui le traduit convenablement en français. Tout ce que je peux dire est que c’est en quelque sorte une injure que les femmes de chez moi utilisent pour signifier les règles. Peut-être que je pourrai l’associer au mot « indisposition ». Nous pensons créer une discretion en utilisant ces genres de mots mais ce que nous faisons ce n’est que créer une incommodité autour de ce sujet et de la féminité en général. Nous sommes pas conscients de l’impact négatif que ça crée.
Comment voulons-nous qu’une femme arrive à aimer son corps quand on lui apprend à utiliser des mots dénigrants pour parler des phénomènes biologiques très normaux qui s’y passent?

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Je pense que les règles c’est l’un des phénomènes les plus extraordinaires de ce monde. Je le répète encore : Aucun d’entre nous ne serait pas là si elles n’existaient pas. Alors ça serait quelque chose à célébrer et non pas à avoir honte comme la société nous l’impose.

Ça m’a pris beaucoup de temps pour étudier mon corps, le comprendre et apprendre à l’aimer. Avant, j’avais aussi honte de mes menstrues comme la plupart des femmes. Et je les détestais en même temps. Chaque fois que les jours de mes règles approchaient, je me sentais stressée et très en colère. Pas seulement à cause des hormones, qui amènent sûrement des sentiments dépressifs et un déconfort, mais plutôt parce que je ne voulais tout simplement pas les avoir. J’avais commencé à souhaiter de devenir ménauposée très tôt pendant ma période d’adolescence. Je ne peux que remercier Dieu car Il n’avait pas écouté cette prière.
Au fait, je voulais dire que je suis l’une de ces femmes qui saignent abondamment. Je l’avais compris en retard après avoir vécu plusieurs années des cauchemars du fait de « tâcher ». Toutes les femmes comprennent cette horreur…

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P.S: Les hommes, arrêtez de vous moquer d’une femme qui se trouve dans ce moment de gêne car ce n’est pas marrant!

Personne ne m’avait jamais dit qu’il existait des tampons conçus spécialement pour les femmes comme moi. Jusqu’au jour où l’une de mes soeurs m’avait fait découvrir l’existence de ces tampons super absorbants. Je lui serai toujours infiniment reconnaissante. Dieu merci car j’avais trouvé enfin une solution miraculeuse à ce problème! Avant que ça ne puisse arriver, chaque fois que j’étais en règles, j’étais tout le temps anxieuse. J’allais aux toilettes chaque trente minutes pour vérifier si ma bande hygiènique n’était pas encore pleine.
Il m’est arrivé une fois de « tâcher » devant mon beau frère. On était au restaurant ce jour là. Je m’étais lévée pour aller aux toilettes. Je l’avais découvert en arrivant là bas. J’avais eu la honte de ma vie. Je pense que je suis restée enfermée dans les toilettes pendant genre une vingtaine de minutes entrain de me demander s’il fallait vraiment que je retourne m’asseoir. En arrivant à notre table, il y avait un calme que je qualifierai d’un petit peu trop bizarre. Je n’avais pas su comment me comporter en ce moment là.

Je me rappelle aussi qu’à une certaine période de ma vie, j’étais obligée de m’absenter des cours presque chaque deuxième jour de mon cycle car mes règles coulaient amplement. Une situation que je n’arrivais pas à bien gérer. Ceci n’était qu’une certaine période de ma vie. Je n’ose pas m’imaginer la galère que subissent ces femmes qui passent leur vie dans ce stress constant.

Je viens de me rappeler d’une autre histoire révoltante concernant les règles pendant que je suis entrain de rédiger cet article. Une fois, ma voisine m’avait demandé de percer ses oreilles puis elle m’avait dit de le faire le jour où je ne serai pas « indisposée ». Car le fait de le faire étant dans cet état, ferait à ce qu’elle attrape une infection… Tout ceci est faux! Nous sommes tous au courant de ces fausses croyances véhiculées autour des menstrues et qui ne servent qu’à pousser les femmes à détester de plus en plus leur feminité. Ceci n’était qu’une parantèse.

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Sur la photo ci-dessus, apparaît que tu te décides d’utiliser une serviette en coton, une bande hygiènique, ou un tampon. J’aimerai souligner qu’il y aura toujours une conséquence négative derrière ces différents moyens de gestion des règles s’il t’arrive de mal les utiliser. Je crois que les modes d’utilisation de ces derniers devraient bien être expliqués aux femmes au lieu de les traumatiser avec toutes ces fausses histoires ainsi que ces idées récues qu’on leur raconte sur l’utilisation des tampons ainsi que les bandes hygièniques par exemple. Il faudra qu’on explique aux femmes par exemple qu’elles sont en sécurité aussi longtemps qu’elles arrivent à changer leurs tampons après quatre à six heures d’utilisation, leurs bandes hygièniques toutes les trois à quatre heures et en fonction de leur flux.

La derniére chose que je voulais aborder, c’est la prise des analgésiques ou antidouleurs pendant vos règles. Mes dames! Je vous le repète encore une fois, ça ne sert à rien de rester entrain de souffrir juste parce que telle personne qui n’a aucune notion de pharmacie vous a dit qu’il n’est pas conseillé de prendre un comprimé antidouleur pendant vos règles pour ne pas en devenir dépendante. Ce n’est pas comme ça que se développe une dépendance ! Prendre un comprimé antidouleur une à deux fois par mois ne fera pas de vous dépendante aux antidouleurs. Au cas où vous en avez peur, ce qui est bien-sûr normale, je vous conseillerais d’aller consulter votre gynécologue et de lui demander de vous donner conseil sur quel médicament prendre pour alléger votre douleur ainsi que votre souffrance. Vous ne pouvez être fonctionnelles lorsque vous subissez des douleurs insupportables. Ça ne sert à rien de vous faire souffrir et de rester crispée pendant deux à trois jours. Nul n’a droit à la souffrance. On a tous besoin d’un corps qui coopère avec nous. Ayez aussi l’habitude de prendre le temps de lire tout ce qui concerne le fonctionement de votre corps. Cela vous empêchera de croire à toutes ces idées récues qui véhiculent de bouche à oreille.

P.S: J’espère que vous avez passé du bon temps en nous lisant. Vous pouvez suivre le blog afin d’être au courant de la publication de nouvaux articles. N’oubliez pas de faire un tour sur le blog entier afin de lire les autres articles sur la santé mentale en général et sur l’auto prise en charge. Et au cas où vous voulez entrer en contact avec nous, vous pouvez trouver les détails de correspondance dans le menu « CONTACT ».

Soyez tous bénis et veillez toujours vous souvenir que l’hygiène de votre mentale est aussi importante que celle de votre physique. Prenez-en soin!

SarahN❤

FARDC, les braves oubliés

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Quand nous pensons aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo, ce qui nous vient à l’esprit c’est sûrement les qualificatifs négatifs. Je n’en disconviens pas, car nos militaires n’ont pas une assez bonne réputation. Mais est-ce qu’il nous est dejà arrivé de penser aux raisons qui font qu’ils réagissent et se comportent de la sorte ?
Pour ceux qui vivent à Bukavu, au Sud Kivu, avez-vous dejà visité le camp Saio afin de voir les conditions dans lesquelles ces gens qui sont supposés assurer notre protection vivent ? La première fois que j’avais visité ce camp c’était il y a de cela dix ans lorsque je faisais mon stage en Santé publique.
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La pauvreté dans laquelle nos militaires vivaient m’avait laissée sans mot. Je m’étais en même temps sentie impuissante face à cette situation. À ce misère vient s’ajouter les traumatismes dont ils sont souvent victimes ainsi que les situations stressantes dans lesquelles ils travaillent.
La seule fois où nous compatissons avec eux c’est lors des périodes des guerres qui menacent directement notre survie; quand nous sommes par exemple attaqués par des groupes rebelles. Je l’ai vu en Novembre de l’an passé lors de derniers troubles à Bukavu ! Nous étions tous cloîtrés dans nos maisons pendant qu’eux se battaient contre l’ennemi. Nous avons été fières d’eux juste parce que nous les avons vus combattre pour notre sécurité. Mais après cela ? Avons-nous encore eu le temps de penser à eux ? Ou nous les avons juste classés dans les oubliettes comme tel a toujours été le cas.
Un incident s’est passé ce mercredi 3 Octobre à Namoya dans la province de Maniema : Un homme armé membre des FARDC qualifié de mentalement instable depuis un certain temps a perdu le contrôle et s’est mis à tirer en désordre jusqu’à faire paniquer les travailleurs du camp minier qu’il était sensé protéger. Selon les sources présentes sur place, ses camarades n’ont pas pu le contrôler. Ce qui a poussé ses supérieurs a prendre la décision de l’exécuter car il présentait un sérieux ménace à la vie de beaucoup de gens. Ma question est celle-ci : Est-ce que c’était ça la solution idéale à ce problème? Si ce militaire se comportait dejà d’une façon inquiètante, pourquoi ne lui ont-ils pas imposé un temps de repos ? Pourquoi ne lui ont-ils pas conduit chez un professionnel de santé mentale ou tout simplement au centre de santé SOSAME (qui est un centre psychiatrique se trouvant à Bukavu) ?. Beaucoup de gens diront que c’était le moyen idéal de régler ce problème car ce militaire mettait la vie de beaucoup de gens en danger. Ma préocupation est de savoir pourquoi n’a-t-il pas été considéré comme une ménace depuis bien avant ? Il fallait qu’il se sert de son arme pour que les gens prennent au sérieux sa souffrance psychologique. Ce qui est commun dans la vie des personnes vivant avec des troubles mentaux est qu’on attend toujours que la personne arrive à un point de non retour pour que l’on commence à s’inquièter pour lui et que l’on puisse envisager de chercher la solution à son problème.
Ça fait plus de deux décenies que l’Est de la République Démocratique du Congo est plongé dans des conflits armés sanglants dans lesquels les militaires congolais sont directement affectés car ce sont eux qui sont toujours obligés de se trouver sur la ligne des tires, face à l’énemi. Toute fois, ils récoivent un maigre somme d’argent
comme salaire.
Une étude méné par Hecker et compagnies dans le Journal Européen de la Psychotrautologie en 2013 montre que les membres des FARDC sont exposés journalièrement à la violence. Leurs cerveaux se sont dejà adaptés aux éléments stressants ainsi qu’aux dangers fréquement présents dans leurs vies. Ceci entraîne qu’ils accordent une priorité à la voie sensible au stress. Cette voie permet à un individu de réagir par l’agression ou par la fuite. Elle peut également donner naissance à différents troubles mentaux. Cette exposition continue à un lourd stress peut produire le sydrome de stress post traumatique, l’anxiété, la dépression et l’abus des substances. Par conséquent, la réaction de ce militaire n’est pas un cas isolé. Ils sont nombreux dans l’armée congolaise à exhiber les signes de ces troubles mentaux et ne récoivent de prise en charge psychologique.
Je ne pense pas que le fait de le tuer règlerait ce grand problème qui existe dejà au sein de notre armée. Vont-ils éliminer tous ses camarades qui souffrent des conditions mentales similaires aux siennes ?
Cette situation devient de plus en plus alarmante et mérite d’être proprement adressée. L’histoire de ce militaire ainsi que celle de ses semblables importe beaucoup et mérite d’être racontée afin qu’il y ait une solution à ce problème. Que son âme repose en paix.

L’auto-prise en charge

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Aujourd’hui c’est la 25 ième journée du mois de la prévention du SUICIDE. Comme je l’avais souligné dans le précedent article, la dépression est parmi les causes principales du suicide. Nous vivons dans un monde où la société prône le perfectionisme. Le monde exerce une très grande pression sur nous que l’on arrive pas à supporter. Personne ne veut montrer ses failles ni  parler de ses échecs. On fournit beaucoup d’effort pour que les gens qui nous entourent ne remarquent pas nos défauts et faiblesses. Tout le monde veut montrer que tout va bien tout le temps. Ce qui fait que beaucoup d’entre nous souffrent régulièrement des problèmes psychologiques dont la dépression principalement.

Le « SELF CARE » ou le soin personnel est parmis les moyens les plus efficaces de prevenir et de prendre soin de la dépression ainsi que de la santé mentale en général.

Selon Beauchamp et  Childress, l’auto-prise en charge consiste à offrir une attention adéquate à son bien-être physique ainsi que mental.

Agnes Wainman quant à elle, définit les soins auto-administrés comme un ensemble d’activités que nous pratiquons d’une façon régulière dans le but de nous ravitailler plutôt que de prendre en nous la moindre énergie qui nous reste. Vous n’allez pas par exemple vous mettre à courir dix kilomètres chaque matin juste parce que vous avez appris que telle personne de votre entourage arrive le à faire. Ou bien, vous mettre à aller vous saouler  chaque weekend juste parce que c’est comme ça que les membres votre cercle d’amis  »évacuent leur stress » sans prendre en considération le mauvais effet que ça a sur votre santé en général. L’auto traitement doit être constitué des activités que l’on aime pratiquer et qui sont également bénéfiques à notre santé physique et mentale ainsi qu’à notre bien-être en général. Pour arriver à  identifier une activité qu’il nous faut, il va falloir que nous  apprenions à nous connaitre et à écouter notre for intérieur afin de découvrir le genre d’activités qui nous correspondent et ce dont nous avons réellement besoin.

Le point de départ de l’auto-thérapie c’est d’être gentil envers soi-même et de tomber amoureux de la personne que nous voyons dans le miroir chaque matin. C’est apprécier votre force, faire la paix avec vos faiblesses, accepter vos défauts et y travailler dans le but de vous améliorer. C’est apprendre à être capable de se pardonner chaque fois que l’on commet une erreur. Nous avons souvent l’habitude de vouloir chercher à être gentil avec les gens qui nous entourent mais il nous est difficile d’adopter la même attitude envers nous-mêmes. Nous ne pouvons pas être capable d’aimer quelqu’un d’autre sans être capable de nous aimer nous même. Le point de départ d’un amour sincère commence par soi. Il nous arrive aussi de nous blâmer intérieurement quand on a été généreux avec quelqu’un qui en retour a affiché une attitude de méfiance, d’ingratitude envers nous ou nous a carrément blessé. Prenons le cas où nous avons par exemple été dans une relation amoureuse où on se dit avoir tout donné mais notre partenaire a fini par nous blesser et nous quitter. Et un autre cas où un ami de longue date nous a trahi. On se pose trop de questions. On finit par se coller des étiquettes du genre « bête ». J’ai le devoir de nous rappeler qu’il est impossible de contrôler la façon dont les gens réagissent envers nous. Quelque soit le niveau de générosité qu’on leur a témoigné, cela n’est pas une garantie pour qu’ils se comportent bien avec nous. La seule et unique personne que l’on peut arriver à contrôler c’est nous même.

La première fois qu’on m’a parlé largement de l’auto prise en charge c’était quand j’avais commencé mes études de Psychologie. Pour nous les psychologues, l’éthique de notre métier nous oblige à prendre régulièrement soin de nous même pour être en bonne santé afin d’être capable d’aider les autres efficacement et d’éviter le syndrome d’épuisement professionnel, le surmenage et/ou sombrer dans une dépression. Ce sujet n’est pas seulement important pour les étudiants en psychologie ou pour nous les psychologues. Je pense qu’il devrait être abordé très tôt dans la vie de chaque individu de la même façon qu’on enseigne aux élèves de l’ecole primaire comment prendre soin de leur hygiène corporelle et continuer à être abordé au courant de la vie de tous les jours. On a tous besoin de connaitre l’importance de prendre soin de son mental et d’être éduqué sur comment y procéder. Tout le monde devrait y faire attention.

Prendre soin de soi-même c’est aussi, s’entourer des gens qui exercent une influence positive sur notre vie ainsi que sur notre développement personnel, des gens qui nous poussent à tirer le meilleur de nous-mêmes chaque jour. C’est supprimer toutes ondes négatives autour de nous. C’est éviter d’oublier son propre bonheur, de se sacrifier et de se perdre en essayant de sauver une autre personne. Que ce soit un membre de famille, un ami et/ou un collègue de service, un époux,… Aucun de ces derniers ne mérite la sacrifice de notre bien-être. Certaines personnes diront que ceci est égoïste. Ça ne l’est pas, c’est juste une autre manière de prendre soin de soi-même. Je peux vous garantir que ce n’est surement pas une démarche facile à entreprendre surtout pour une personne qui a déjà pris l’habitude de se sacrifier négativement pour les autres. Mais ça en vaut la peine d’essayer de faire un travail sur son amour propre afin de supprimer cette habitude qui nous nuit sans que l’on s’en rende compte. Etre une bonne personne ne signifie pas se perdre dans le but de retrouver  les autres. Car en faisant ceci, vous devenez une mauvaise personne et une mauvaise influence pour vous-même. On dit toujours qu’il est impossible de puiser de l’eau d’un puits qui est vide.  Il existe beaucoup de professionnels qui ont été formés pour aider les personnes traversant une situation difficile. Le mieux que l’on peut faire c’est de reconnaitre lorsqu’une situation devient difficile pour vous à gérer et de conduire la personne chez un professionnel de santé mentale. Je ne dis pas qu’il faut juste l’abandonner. Vous pouvez  continuer à l’assister après qu’il soit dans les mains d’un professionnel qui le prend en charge. Ne cherchez surtout pas à vous imposer un fardeau que vous n’êtes pas capable de porter car cela affectera votre bien-être.

Stephen Corey a subdivisé les soins autonomes en quatre dimensions qui sont: Le Physique ou le Corps, , le Mental, le Cœur et enfin l’ Esprit ou le Spirituel. Selon lui, pour qu’une personne soit effective, fonctionnelle et productive, elle doit renouveler habituellement ces quatre dimensions de sa nature en tant qu’un être humain.

  1. Le Physique

L’auto gestion consiste à s’engager dans une activité physique, manger sainement, dormir à temps et suffisamment, réduire le stress et/ou juste relaxer habituellement dans le but de conserver notre corps en bon état.

  1. Le mental

Le fait de lire régulièrement peut être est une forme de soin personnel pour notre intellect.  L’effet que la lecture a sur notre cerveau est le même que celui que l’activité physique a sur notre corps. Elle lui permet de rester en bon état. Elle entraine notre capacité de concentration, de réflexion ainsi que notre mémorisation. Elle agit aussi comme une nourriture à notre mentale. A travers la lecture, nous voyageons à des endroits où nous n’avons jamais été. Ceci nous permet d’ouvrir notre esprit. Vous pouvez aussi prendre soin de votre mental en écrivant, en ayant un journal dans lequel vous notez vos différents sujets de gratitude, en collectionnant des paroles positives et encourageantes, en assistant à des séminaires et en participant à des conférences, en développant un hobby,  et en examinant vos pensées de façon journalière.

  1. Le Cœur

L’auto thérapie peut signifier, servir les autres, faire une activité de bénévolat, se mettre au service des autres, aimer sincèrement, aider ceux qui se trouvent dans le besoin, être un bon ami, apprécier la différence des autres, se pardonner et pardonner aux autres,…

  1. Le Spirituel

En ce qui concerne  l’aspect spirituel, le soin autonome peut avoir pour sens, entretenir une bonne relation avec une divinité à  laquelle on croit et mettre en pratique les exigences, les recommandations ou les commandements religieux sur lesquels repose sa croyance.  Pour ceux qui sont sensés aller à l’Eglise, continuez  à y aller, à prier et à lire la Bible et à pratiquer les recommandations qui sont statuées dedans. Pour ceux qui sont sensés aller prier à la mosquée, continuez à le faire, lisez et pratiquez ce qui est écrit dans le coran. Pour les bouddhistes, continuez à aller régulièrement au temple. Et enfin  pour ceux qui ont des croyances largement différentes, je suis sure qu’il existe de formes de pratiques de renouveau spirituel que vous êtes sensés pratiquer. Continuez également à les pratiquer afin d’atteindre l’état de bien-être spirituel. Concernant ceux qui n’adhérent à  aucune religion, vous pouvez essayer de faire la pratique de la méditation quotidienne, vous promener régulièrement dans la nature, servir votre communauté, ou trouver bien d’autres moyens qui vous permettent de vous reconnecter avec votre fort intérieur et de vous évaluer continuellement. Etre un être spirituel ne dépend pas nécessairement au fait d’appartenir à  une religion quelconque.

 

De fois, l’auto traitement veut juste dire rester sans rien faire, suivre un film, écouter de la bonne musique, chanter à haute fois sous la douche, danser à une chanson que l’on aime, manger une crème glacée, parler à un ami ou à un membre de famille quand vous ne vous sentez pas bien, apprendre à utiliser un langage positif lorsque vous entretenez une conversation avec vous-même, arrêter de suivre cette page sur Instagram ou sur Facebook qui vous pousse à vous sentir insécure, quitter ce groupe whatsapp qui propage des ondes négatives sur votre parcours, aller se faire masser, payer quelqu’un afin qu’il puisse faire le soin de nos mains, de nos pieds ainsi que de nos ongles, faire une randonnée, partir en retraite dans un endroit isolé afin de se retrouver face à soi-même, visiter un zoo ou un parc (l’une de meilleures manières de me ressourcer), voyager dans le but de visiter un pays pour la première fois, …

Le weekend passé, l’un de mes amis a partagé avec moi sa première expérience de karaoké. Il était tellement heureux et excité qu’il m’avait transmis cette énergie positive bien qu’à distance. Il  m’avait confié que cette expérience était pour lui d’une autre dimension. Il s’était senti comme téléporté dans un autre monde. Il ne voyait et n’entendait personne autour de lui. Je suis entrain d’écrire son histoire en souriant car je suis toujours entrain d’essayer de m’imaginer la joie qu’il avait sentie ce jour là. J’étais très heureuse pour lui. Peut-être que vous devriez aussi essayer de faire du karaoké afin de revivre la même expérience. Qui sait?

SarahN❤